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Archive pour novembre 2007

Le système éducatif Finlandais est-il exportable?

Mardi 27 novembre 2007

Le système éducatif Finlandais est-il exportable? dans voyage student-with-teacher-doing-math-at-chalkboard-~-200182174-001

C’est une question que se posent, dans le monde, bon nombre d’enseignants, de parents, d’étudiants suite aux étonnantes performances du système éducatif. Serait-il possible de l’exporter en France par exemple ? 

L’autodiscipline :  L’enfant bénéficie ici d’un traitement particulier, il connait des privilèges et grandi avec une liberté de mouvements dans cet « oasis sécurisé » qui n’existent pas forcément ailleurs où circuler seul peut s’avérer être dangereux. L’enfant se rend seul à l’école, en vélo, à pieds, en bus, il reste jusque des heures tardives avec ses amis, les parents n’ont pas les mêmes craintes et puis même les enfants de 6 ans possèdent ici un téléphone portable donc il est possible de les « traquer » à tout moment. L’autodiscipline augmente le sens de l’initiative ainsi que la réussite scolaire et il n’est pas nécessaire d’avoir recours aux punitions ou à l’autoritarisme pour qu’un enfant comprenne ce qui est bon pour lui ou non. Il est possible que l’autodiscipline des élèves (liberté de mouvements, de choix de cursus, de ne pas vandaliser le matériel ou les locaux à leur disposition) soit le résultat de facteurs extra-éducatifs basés sur la mentalité des Finlandais : par ex. la peur de mal agir, l’honnêteté, la confiance en autrui, le mode de vie des familles  (la Finlande possède le 3 eme taux de divorce le plus élevé au sein de l’Europe), le climat qui fait que les élèves trainent peu dans les rues et se doivent de respecter les espaces mis à leur disposition. L’autodiscipline est favorisée ici par un environnement paisible, serein mais il est probable qu’elle n’est pas été volontairement intégrée dans le système scolaire Finlandais mais qu’elle se soit tout simplement installée par la force des choses. 

L’enfant est souvent livré à lui-même, les horaires de travail des parents correspondent rarement aux horaires d’école des enfants par conséquent l’enfant en Finlande est un peu obligé de s’auto-discipliner voire s’auto-éduquer. Les parents d’élèves attendent beaucoup de l’enseignement des professeurs et négligent peut-être trop volontiers l’enseignement des valeurs fondamentales. Simple constatation : Les parents ici font preuve d’une grande tolérance avant de rappeler à l’ordre ou même de punir/réprimander leurs enfants. Un jeune grandi souvent en pensant que tout lui est accessible, disponible et permis et ignore parfois qu’il existe des barrières, des limites, des couvre-feux, des interdits. 

Les enfants par ex. ici ne demandent pas nécessairement la permission pour aller jouer, pour sortir de table, pour interrompre une conversation, rares sont ceux qui rangent eux-mêmes leurs affaires ou encore qui participent aux tâches ménagères. Les règles de disciplines sont extrêmement souples et on ne croit pas vraiment à l’utilité des punitions/réprimandes. Voilà des valeurs/principes qui semblent encore tenir à cœur à une grande majorité de parents et enseignants Français (par ex. 79 % des Français sont favorables à l’obligation de se lever quand le professeur entre en classe selon un article publié récemment dans le Figaro : http://www.lefigaro.fr/france/20071009.FIG000000265_ecole_les_francais_exigent_de_l_autorite.html  

Le cursus sur-mesure:  On offre à l’élève la chance d’aller jusqu’au bout de son objectif en développant lui-même son cursus scolaire en fonction de ses intérêts, de ses capacités, de ses projets de poursuite d’études. Pas d’excuse d’échec puisque les établissements collaborent et il est possible de compléter son cursus ailleurs que dans l’établissement où l’on est inscrit, les cours seront bien sur reconnus.  Les cours proposés répondent véritablement aux besoins des élèves, ainsi un élève qui ne s’intéresserait pas à une matière particulière n’est pas forcé par le système de suivre un cours qui ne lui plait pas et pire ne lui serait d’aucun intérêt dans la poursuite de ses études. Se trouver dans un cours où les élèves ont eux même choisi de participer contribue probablement à la motivation générale de la classe, à la participation et donne un sentiment d’autonomie, d’indépendance à l’élève qui se sent prendre en charge son avenir et devenir responsable. Par conséquent les élèves ne sont pas confrontés à la dure réalité de l’échec comme on peut l’être en France, ils ne perdent pas de temps à tourner en rond, s’essayer un peu à toutes les écoles qui seraient susceptibles d’accepter une candidature en attendant désespérément de trouver « la bonne voie ». Alors que j’étais assistante de Français, des profs m’ont même souvent répété : si les élèves ne sont pas très réceptifs et qu’ils semblent être ailleurs c’est parce qu’ils ont eu une dure journée alors il faut être compréhensive et ne pas essayer de leur bourrer le crâne d’information superficielle et de vocabulaire nouveau. Il y a donc un réel souci pour le bien-être de l’individu d’épargner des charges de travail, de la fatigue inutile et respecter le rythme biologique de l’enfant. 

La hiérarchie : Globalement même si chacun a un titre au sein de l’éducation, la hiérarchie est pratiquement inexistante, l’environnement est plus décontracté. Les élèves appellent prof, instituteur ou tuteur par leur prénom sans y voir un manque de respect. Les règles de discipline sont beaucoup plus souples qu’en France. Un téléphone qui sonne, un élève qui murmure, n’est pas considéré ici comme une marque de non-respect, comme de l’impolitesse, les Finlandais sont certes beaucoup plus indulgents de ce coté là. L’une des priorités du professeur est de mettre l’élève en confiance, d’être en quelque sorte son ami, ouvrir à la communication, aux échanges et être disponible pour répondre aux besoins des élèves en difficultés. 

Il existe effectivement une grande familiarité entre élèves et professeurs qui serait en France inimaginable si l’on considère l’importance des tournures de politesse dans la correspondance ou l’importance qu’on accorde nous français, aux formules de vouvoiement et à la hiérarchie tout simplement. Chacun doit savoir rester à sa place et ne pas envahir l’espace de l’autre. Vouloir se mélanger aux élèves, leur montrer une grande disponibilité, un réel soutien, de la compassion,  c’est humain mais l’autorité, le charisme et surtout le véritable rôle de l’enseignant sont selon moi très souvent remis en question. 

La responsabilité, la disponibilité et le rôle des professeurs devrait pouvoir se limiter au contexte éducatif de l’établissement, il est impossible d’imaginer que 25 élèves se mettent à contacter le prof par tel, email ou en personne pour une question mathématique… où donc se limite l’exercice de sa fonction, à quel moment intervient-on dans sa vie privée ? 

L’évaluation :  Etre bercé par un système éducatif qui privilégie les appréciations positives et minimise les critiques négatives pourtant constructives ne favorise pas forcément l’estime de soi ni la confiance en soi. Chacun est traité de la même manière, on ne connait pas ses propres valeurs qu’on peut facilement sur-ou sous-estimer, on ne se sent pas menacé par les performances des autres élèves parce qu’on nous dit qu’elles sont toutes aussi bonnes que les nôtres. A force d’être porté sur un piédestal, les premières critiques, les premiers jugements adressés dans un contexte extra-éducatif (au travail par ex.) peuvent être un vrai choc, un dur retour à la réalité, une vraie remise en question de soi et surtout une prise de conscience de ne pas forcément être le génie qu’on a voulu nous faire croire. 

Les profs encouragent, supportent, motivent, mais l’esprit de compétition est pratiquement fictif, le concept du mérite est quasi-inexistant et l’esprit de débrouillardise pas très développé. En étant confronté à l’échec, au stress, à la concurrence, aux abandons en cours de scolarité, aux critiques on apprend à mieux connaitre ses limites, à mieux s’auto-évaluer, à mieux gérer les situations délicates, à améliorer ses performances et par conséquent, gagner de la confiance en soi et en perdre aussi certes. 

Le redoublement est perçu comme stigmatisant, contre-productif, au lieu de punir l’élève pour ne pas avoir fourni assez d’efforts au cours de l’année, on lui offre la chance d’améliorer ses résultats avec du personnel qualifié sans rien fournir en échange. Est-ce que l’élève prend conscience de ses erreurs ? Est-ce vraiment assister l’élève et lui rendre service ? L’absence d’une évaluation rigoureuse de critiques constructives, de concurrence peut engendrer une faible estime de soi chez les finlandais. 

Les moyens : Tous les moyens nécessaires, y compris des espaces bien aménagés et confortables, sont mis à disposition pour que l’élève réussisse et se sente bien. Même si l’éducation ici est valorisée on n’impose pas aux élèves des emplois du temps surchargés, des cartables qui pèsent, des dépenses excessives de livres et de fournitures scolaires à la rentrée. Les livres sont prêtés par les établissements, les élèves possèdent des casiers pour y laisser leurs affaires, le transport scolaire et les repas de midi sont gratuits. Les horaires sont souples, la journée démarre à 8 ou 9 heures et se termine vers 13-14 heures ce qui laisse une grande liberté aux élèves pour les devoirs (il y a très peu de devoirs à la maison), les moments en famille ou des activités extrascolaires. Comparé au programme Français, le programme ici est très allégé. Le directeur et les professeurs ont la grande liberté de décider eux-mêmes des achats nécessaires, des activités des élèves, des travaux à entreprendre. Ils organisent aussi les contenus des programmes dans les différentes matières. Le contenu des cours incite à exprimer ses idées, à débattre et argumenter car c’est une liberté que les Finlandais utilisent rarement dans le contexte extra-éducatif.  

En Finlande on juge le système scolaire Français bien trop individualiste, trop « système D », trop concentré sur le principe qu’on n’est jamais mieux servi que par soi même. Le système en Finlande privilégie la pratique ce qui permet à l’élève de se sentir directement concerné, d’être actif dans des simulations de situations concrètes stimulantes et de ne pas l’ennuyer avec tout un tas de principes théoriques. 

N’oublions pas ce taux d’immigration parmi le plus faible d’Europe qui contribue à cette homogénéité d’idéologies, qui fait aussi que les élèves ont tendance à voir les choses de la même façon et à se comporter identiquement, à avoir les mêmes aspirations professionnelles, attendre les mêmes choses de la vie, avoir une même conception du bonheur. Les différences culturelles et les sentiments d’injustices sont encore quasi-inexistants et minimisent encore selon moi la violence et les actes criminels.  Jusque là les nationalités des élèves dans les classes sont très homogènes et proviennent essentiellement des pays voisins, comment la Finlande va-t-elle s’en sortir lorsque les classes seront plus cosmopolites ? Va-t-elle être capable de gérer et de répondre aux besoins de chaque élève en respectant les idéologies des parents sans provoquer de mécontentements ? 

On peut certainement apprendre beaucoup de ce type de modèle mais essayer de le reproduire ailleurs, tout du moins en France, serait probablement voué à l’échec. Qu’en pensez-vous ? Aussi idéal que le système éducatif Finlandais puisse paraître, il connait aussi de plus en plus de violences, de koulukiusaus (= taquineries et racket à l’école de plus en plus prématurés), de malaises, de drogue, de vols, de dégradations, de cas d’isolement. Va-t-il pouvoir rester performant malgré tout ? 

petit coup d’oeil sur un forum Finlandais

Mardi 13 novembre 2007

petit coup d'oeil sur un forum Finlandais dans voyage keskustelupalsta

Suite au drame, Mr. P.R m’a demandé ce qui se disait dans la rue entre amis, comment les finlandais réagissent aujourd’hui, quelles sont les opinions échangées?  L’objectif de cet article n’est donc pas de débattre du drame mais d’exprimer les réactions suscitées. Hélas, les Finlandais ne sont pas très expressifs en public, par conséquent je me suis rendue sur un forum Finlandais consacré au drame où j’y ai lu avec intérêt ce qu’on y racontait

http://keskustelu.jatkoaika.com/showthread.php?t=39338 

Je ne sais malheureusement pas si l’on peut considérer les propos avancés comme étant représentatifs de la réaction / l’opinion générale mais je tenais à vous faire partager les pensées. Les Finlandais sont effectivement encore sous le choc et font encore le deuil de cet acte gratuit.  En plus du sentiment général de peur qui s’est installé, il existe manifestement une préoccupation pour l’image que va donner la Finlande d’elle même dans le monde après ce tragique événement. 

D’ailleurs, j’ai été surprise de voir qu’un plaisantin a osé publier une vidéo du même type que celle diffusée sur Youtube par le meurtrier avec le nom d’une autre école, ce qui a crée une nouvelle fois la panique au sein de la population, allez comprendre un tel humour quand des dizaines de gens pleurent aujourd’hui la mort de leurs proches! 

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-33177721@7-37,0.html 

http://www.la-croix.com/afp.static/pages/071108100106.dnm4g22h.htm 

Même si des drames de ce genre restent rares en Finlande, les suicides ne le sont pas, la jeunesse est donc consciente qu’il existe des dysfonctionnements au sein du système scolaire même s’il est présenté à l’étranger comme un modèle de réussite. Dans le forum en question on mentionne les soucis majeurs de l’éducation, les maigres ressources financières, le manque d’aide psychologique pour prévoir de tels comportements et éviter qu’ils se produisent. On accuse les parents, les représentants de l’établissement scolaire, les proches qui n’ont pas su détecter à temps son appel à l’aide, sa détresse. On met en évidence le fait que le meurtrier ne souhaitait pas qu’on condamne la musique qu’il écoutait, ni les genres de films qu’il visionnait,…et qui pourtant contredit ses propos en ajoutant à son texte la liste de ses groupes et de ses films préférés. 

On parle d’un cas isolé, d’un type mal dans sa peau, globalement on se demande beaucoup si ce drame n’aurait pas pu être évité. La population prend conscience que la Finlande est comme tout autre pays, elle n’est pas à l’abri et qu’ici aussi il y a des détraqués, des gens qui vont mal et savent l’exprimer en actes.  J’ai été surprise des commentaires effrayants de certains visiteurs sur mon blog qui partagent l’idéologie nihiliste et extrémiste du tueur et d’apprendre consternée, qu’un groupe de soutien au meurtrier se soit développé sur Facebook mais qu’il en existe bien d’autres. Ces gens ont-ils des enfants, sont-ils vraiment conscients de ce qu’ils écrivent? Tiendront-ils les mêmes propos dans quelques années ou est-ce un phénomène typiquement ado anarchiste pour attirer l’attention, provoquer et pousser à l’incompréhension? J’ai lu que suite à l’événement de nombreux Finlandais avaient renoncé à leur permis d’arme à feu, par culpabilité peut-être, par geste de solidarité, en Finlande il est possible de se procurer une arme à feu à l’âge de 15 ans. 

Lorsque j’ai écris cet article, j’ai immédiatement pensé à ce qui s’était passé aux Etats-Unis (Virginia Tech, Colombine), à cause de l’influence américaine très présente ici, j’ai peut-être eu tort mais aussitôt les médias ainsi que les Finlandais eux mêmes se sont mis à présenter ce même argument et à se remettre en question. Il faut se rendre à l’évidence, la Finlande s’américanise dans l’alimentation, la musique, la langue, mais également dans l’idéologie et le comportement des gens…aujourd’hui je lis avec stupeur dans les médias que le tueur aurait entretenu un contact sur le site Myspace avec un jeune américain de 14 ans de Pennsylvanie qui lui aussi avait tout préparé pour le même type de crime mais a heureusement été arrêté avant de pouvoir passer à l’acte. 

http://www.iltalehti.fi/jokelantragedia/200711126840339_jt.shtml 

Sur ce même forum, on mentionne qu’au lieu de concentrer ses efforts sur le véritable problème de la loi trop souple des armes à feu, l’Etat (et les médias) s’intéressent davantage au respect des limitations de vitesse et a des problèmes moins existentiels qui contournent le malaise. Certains y mentionnent que ce n’était pas une surprise, le meurtrier réunissait tous les symptômes d’un jeune en pleine dépression, mal dans sa peau qui en veut au monde entier pour qu’un tel acte prenne forme : jeux de simulations violents, pratique du tir pendant son temps libre, visite de sites internet et participation à des forums agitateurs, sa fascination pour la culture goth, son esprit de contradiction, son idéologie révolutionnaire et son sentiment d’être supérieur, son comportement, ses propos, la possession d’une arme à feu… Si le tueur avait suivi un psychiatre avant le drame, aurait-il commis son acte malgré tout ? 

On y évoque sa petite amie virtuelle du Danemark qui soit disant ne lui aurait pas rendu son amour ce qui aurait pu être une des sources de ce drame.  

On évoque la pression de la société à figurer dans les normes, à se plier à ses règles, de la difficulté des jeunes à se faire entendre. On y ajoute l’importance que joue le rôle des parents dans l’éducation et le comportement des ados et qu’un manque de communication parent-enfant peut engendrer un malaise profond. On mentionne que le vrai problème de la société Finlandaise c’est de s’être cru à l’abri pendant trop longtemps, de refuser de croire qu’une chose pareille puisse arriver. On se demande pourquoi attendre qu’un drame pareil se produise avant de prendre des mesures de sécurité, de véritablement faire changer les choses. D’autres auraient souhaités que le meurtrier reste en vie pour qu’il ait l’opportunité de réfléchir à son acte et culpabiliser le reste de sa vie. D’autres font le triste constat que dans la tête d’une personne esseulée, il peut y avoir des tas de pensées négatives prêtes à exploser à tout moment.  Il va de soi que la population aurait probablement mieux « accepté » que le meurtrier mette fin à ses jours en silence pour honorer ses idéologies plutôt que de tuer avec lui de pauvres innocents (et ca c’est ma pensée personnelle). 

Comprendre quelles étaient véritablement ses motivations nous aidera peut-être à détecter de tels comportements instables chez les jeunes et éviter que le drame se reproduise mais le mal est fait et il nous est impossible de faire revenir les victimes.   

le massacre de Jokela à Tuusula

Mercredi 7 novembre 2007

le massacre de Jokela à Tuusula dans voyage 6096370-big 

Une vraie catastrophe! Je ne pouvais pas ne pas en parler, c’est arrivé aujourd’hui dans une école à Tuusula à une cinquantaine de kilomètres de Porvoo au Nord d’Helsinki. Quand l’influence américaine empoisonne la jeunesse Finlandaise, elle ne s’y prend pas à deux fois…

http://www.uusisuomi.fi/kotimaa/4012-jokelan-ampuja-18-vuotias-lukiolainen

au moins 8 morts et plusieurs blessés, c’est le triste résultat de ce tireur fou de 18 ans, élève de l’établissement scolaire en question. La veille, une vidéo troublante intitulée « Jokela High School Massacre » (Massacre au lycée Jokela) avait été mise en ligne sur Youtube…et environ 200.000 personnes l’avaient visionné! Le document a été retiré du site de partage et c’est une vraie tragédie dans un pays où de tels « incidents » sont trés rares. Le meurtrier s’est tiré une balle dans la tête après son acte mais n’est mort qu’au cours de la nuit à l’hôpital.

http://www.lejdd.fr/cmc//international/200745/finlande-massacre-au-college_70043.html

http://info.rsr.ch/fr/news/Fusillade_en_Finlande_au_moins_un_mort.html?siteSect=2010&sid=8395360&cKey=1194445882000

http://www.aamulehti.fi/teema/jokela/52685.shtml

 

Location_of_Tuusula_in_Finland dans voyage
Voilà ce que j’ai pu copier d’un forum sur son identité, où il utilisait un pseudo allemand.

Pekka-Eric_Auvinen___Jo kela_High_School_Massacre.zip Name: Pekka-Eric Auvinen Age: 18
Male from Finland.

I am a cynical existentialist, antihuman humanist, antisocial socialdarwinist, realistic idealist and godlike atheist.

SI VIS PACEM, PARA BELLUM! JUSTITIA SUUM CUIQUE DISTRIBUIT! SIC SEMPER TYRANNIS!

I am prepared to fight and die for my cause. I, as a natural selector, will eliminate all who I see unfit, disgraces of human race and failures of natural selection.

You might ask yourselves, why did I do this and what do I want. Well, most of you are too arrogant and closed-minded to understand… You will proprably say me that I am »insane », « crazy », « psychopath », « criminal » or crap like that. No, the truth is that I am just an animl, a human, an individual, a dissident.

I have had enough. I don’t want to be part of this fucked up society. Like some other wise people have said in the past, human race is not worth fighting for or saving… only worth killing. But… When my enemies will run and hide in fear when mentioning my name… When the gangsters of the corrupted governments have been shot in the streets… When the rule of idioracy and the democratic system has been replaced with justice… When intelligent people are finally free and rule the society instead of the idiocratic rule of majority… In that great day of deliverance, you will know what I want.

Long live the revolution… revolution against the system, which enslaves not only the majority of weak-minded masses but also the small minority of strong-minded and intelligent individuals! If we want to live in a different world, we must act. We must rise against the enslaving, corrupted and totalitarian regimes and overthrow the tyrants, gangsters and the rule of idiocracy. I can’t alone change much but hopefully my actions will inspire all the intelligent people of the world and start some sort of revolution against the current systems. The system discriminating naturality and justice, is my enemy. The people living in the world of delusion and supporting this system are my enemies.

I am ready to die for a cause I know is right, just and true… even if I would lose or the battle would be only remembered as evil… I will rather fight and die than live a long and unhappy life.

And remember that this is my war, my ideas and my plans. Don’t blame anyone else for my actions than myself. Don’t blame my parents or my friends. I told nobody about my plans and I always kept them inside my mind only. Don’t blame the movies I see, the music I hear, the games I play or the books I read. No, they had nothing to do with this. This is my war: one man war against humanity, governments and weak-minded masses of the world! No mercy for the scum of the earth! HUMANITY IS OVERRATED! It’s time to put NATURAL SELECTION & SURVIVAL OF THE FITTEST back on tracks!

Justice renders to everyone his due.
Country: Finland
Occupation: Unemployed Philosopher, Outcast
Companies: Human Race (evolved one step above though)
Interests and Hobbies: Existentialism, Freedom, Truth, Misantrophy, Social / Personality Psychology, Evolution Science, Political Incorrectness, Women, BDSM, Guns (I love you Catherine), Shooting, Computer Games, Sarcasm, Irony, Mass / Serial Killers, Macabre Art, Black Comedy, Absurdism
Movies and Shows: The Matrix, A View To A Kill, Falling Down, Natural Born Killers, Reservoir Dogs, Last Man Standing, Full Metal Jacket, Dr. Butcher MD (aka Zombie Holocaust), Saw 1-3, Lord Of War, The Deer Hunter, True Romance, The Untouchables, 28 Days Later, 28 Weeks Later, Idiocracy, They Live, Apocalypse Now, End Of Days, The Shining, The Dead Zone, Dr. Strangelove, House MD (TV), Monty Python, TV Documentaries Relating To History
Music: KMFDM, Rammstein, Eisbrecher, Nine Inch Nails, Grendel, Impaled Nazarene, Macabre, Deathstars, The Prodigy, Combichrist, Godsmack, Slayer, Children Of Bodom, Alice Cooper, Sturmgeist, Suicide Commando, Hatebreed, Suffocation, Terrorizer