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Certes les femmes se sont faites une place dans la société Finlandaise à bien des échelons, certes encore elles sont les premières en Europe à avoir obtenu le droit de vote en 1906, certes elles se sont bien intégrées et se disputent désormais leur place en université, certes Tarja Halonen est une femme…
En Finlande, les hommes et les femmes ont par principe les mêmes possibilités d’accès à une profession et à un emploi. En pratique, si vous êtes une jeune femme de 27 ans, en âge d’avoir la « vauvakuume » (l’envie d’un bébé) et étrangère de surcroit, je pense que l’employeur ne réfléchira pas trop longtemps avant de prendre sa décision et finira par opter pour le candidat mâle Finlandais (ce n’est que mon opinion biensur!). D’abord les employeurs ont bonne conscience lorsqu’ils contribuent à la baisse du taux de chômage de leurs travailleurs nationaux, ensuite le risque du congé maternité imprévu n’est pas un souci!
C’est tout de même bien connu que lorsque bébé a la santé fragile, c’est maman qui accourt et réalise un taux d’absentéisme extrême au boulot!
Ca pourrait en tout cas bien expliquer la faible proportion de femmes à des postes supérieurs, les écarts de salaires, l’importance des secteurs à majorité masculine ainsi que l’essor du travail précaire sous forme de CDD qui concerne essentiellement les femmes.
La société pousse de plus en plus les femmes Finlandaises à devoir choisir entre carrière ou enfants, comme si les deux ne pouvaient plus être conciliés. A l’issue d’un congé maternité la réinsertion professionnelle devient problématique,
le système de protection sociale force les femmes, malgré elles, à devenir les clientes d’un système d’assistance et avantage par la même occasion les hommes. La naissance d’un enfant n’a aucune influence sur le travail d’un homme.
Le pays s’efforce depuis des décennies à réduire les inégalités hommes-femmes mais on s’apercoit finalement que les violences conjugales et le harcèlement sexuel sont des problèmes particulièrement graves en Finlande. Les hommes sont-ils au fond jaloux des droits octroyés aux femmes? Est-ce que le fait de ne pas être le gagne-pain de la famille dévalorise le statut des hommes Finlandais? Sont-ils victimes de la misandrie? Exprimeraient-ils donc leur longue frustration à travers des actes de violence et de dominance pour booster leur ego?
A ma connaissance et dans bien des cultures, c’est essentiellement le patriarcat qui engendre les violences hors l’homme dans l’histoire ici n’a jamais eu pour rôle de soutenir seul financièrement sa famille. Les Finlandais possèderaient donc bien cette idée d’une « infériorité naturelle » des femmes et une « suprématie biologique » des hommes quelque part dans leur tête…
Selon une étude (et là je sens encore que je vais avoir droit à des commentaires du genre « fais attention aux sources de tes statistiques blabla »…). On va dire que c’est pour ne pas donner de paroles en l’air et une idée générale que je m’appuie sur des chiffres, les données statistiques de ce blog ne nécessitent pas d’être exactes au décimal près!. Donc, selon une étude parue dans Le Monde Diplomatique en 2004, la Finlande où paradoxalement les droits des femmes sont les mieux respectés, se situe directement après la Roumanie dans le sinistre palmarès des pays les plus féminicides. Tous les ans près de 9 femmes sur 1 million sont tuées dans le huis clos domestique.






