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j’ai testé les blouses blanches…

Mercredi 17 octobre 2007

j’ai testé les blouses blanches…  dans voyage stacks%20of%20money

Alors oui on a nettement plus de chance de trouver un médecin Finlandais qui baragouine le français qu’un médecin Français qui parle finnois certes mais la santé ici a un prix, un GROS prix même! Pas étonnant qu’ici on essaye en vain tous les weekend de se convaincre des vertus de l’alcool, c’est nettement plus abordable! A force d’entendre les gens vanter l’exceptionnel niveau d’éducation du corps médical et la qualité du système de couverture sociale, je me devais de percer ce mystère…Pour avoir testé depuis mon arrivée dans le pays différents services médicaux, pas spécialement pour vous mais plutôt par nécessité, je suis restée légèrement sceptique… 

Il ne m’est jamais venu à l’idée de demander à mon médecin traitant Français de transférer mon dossier médical en Finlande ! Son contenu en Français rédigé d’une écriture illisible de surcroit n’aurait pas beaucoup éclairé les médecins sur mon état de santé à moins d’avoir eu auparavant l’idée folle de faire traduire tous ses documents par 1) un graphologue, 2) un traducteur. 

Sur les conseils du médecin scolaire inquiet de mes soucis de dos, je me suis donc lancée dans une série de séances de physiothérapie : laser, exercices, massages, électrothérapie…avec quelques mouvements de sport légers à pratiquer à la maison régulièrement. Bilan des 8 séances, aucun progrès. Par je ne sais quel miracle je n’ai jamais eu à débourser un centime et je ne sais pas où la facture s’est envolée! J’ai ensuite suivi le plan B du médecin et me suis donc rendue chez un chiropracteur, une amie à elle qui a fait ses études en Angleterre, trilingue, gentille, super compétente blabla…elle a en effet manipulé mon dos de sorte que j’avais l’impression d’avoir avalé un énorme poivron, coût de la séance 50 € non-remboursés bien entendu. Et là ca se complique, elle me dit qu’il me faut accomplir 4 autres séances dans le mois pour que j’espère voir des progrès. J’suis pas une bête en calcul mais dans ma tête je voyais déjà les chiffres se multiplier …250 € soit tout juste ce que je gagnais en bourses scolaire par mois! En pauvre étudiante que j’étais, je lui ai répondu franchement que ses services allaient me ruiner ce à quoi elle a eu le culot de me lancer d’une voix bien mielleuse « tu ne peux pas te faire aider financièrement par ta famille, tes amis ou aller cueillir les fraises pour te faire un peu d’argent ?… » Choquée par ses suggestions, je lui ai répondu que 3 saisons de vendanges en France et un accident de voiture ont déjà surement contribué à mon problème et que c’était plutôt ironique de me proposer de niquer mon dos de plus belle en cueillant les fraises pour qu’elle puisse se payer son voyage sous les cocotiers quand vient l’hiver…en m’enfuyant pratiquement. Non mais quel culot, c’est comme si les médecins t’encourageaient à fumer pour qu’ils ne manquent jamais de patients, ironique. 

 Plus tard, suite à un mal de dents je me suis rendue chez un dentiste privé consciente que dans le public dans la capitale l’attente pour un rendez-vous peut durer jusqu’à 16 mois (cf. http://www.ranska.net/nouvelles-finlande/?p=1096  

Après m’être envoyé balader par 3 dentistes, sous prétexte qu’ils ne prenaient pas de nouveaux patients, le 4 ème a accepté de me recevoir. Madame la dentiste était professionnelle c’est sur, on a droit a des lunettes et une bavette de protection pour que la salive ne gicle pas partout, un accueil sympa, des formulaires à remplir dans la salle d’attente et tout le tralala, bilan de 2 visites pour 2 carries, env.170 € dont 20 Euros remboursés par KELA s’il vous plaît histoire de dire qu’ils pensent à vous… mais ce n’est pas tout… 

Visite de routine chez monsieur le gynéco privé qui parle 6 langues couramment 16 minutes chrono dont 6 minutes de ses vacances de ski dans les Alpes, 2 minutes pour se désoler que la pilule ne soit pas remboursée et l’autre moitié pour me déshabiller et me rhabiller (même en ayant commencé dans la salle d’attente) parce que c’est l’hiver et qu’il faut enlever les moufles, les collants, le Damar…je m’en sors avec une facture de 96 €, plus une ordonnance pour une pilule à env. 30 euros la boite pour 3 mois! Moralité des meilleurs remèdes médicaux : un portefeuille bien garni, l’abstinence ou l’alcool (qui nous fait oublier nos bobos). 

Ovo-lacto-Ranskalainen

Mercredi 10 octobre 2007

saucisse de carottes et crèpes d'épinard 

On m’a avoué plusieurs fois qu’à premier abord je n’avais rien d’une Française, je me suis convaincue que c’était parce que je parle plus d’une langue et que je ne me déhanche pas en tailleur Chanel sur mes talons aiguilles…j’ai toujours eu droit à une ribambelle de préjugés même venant de personnes qui ont voyagé à travers le monde. 

Plus d’une fois je me suis sentie comme un brocoli au milieu d’une farandole de chipolatas juste parce que je suis Française ET végétarienne. Plus d’une fois j’ai senti l’incompréhension et la pitié comme si on ne pouvait pas survivre sans chaire à saucisse et foie de canard…En Finlande ce qui ne devrait pas être « saucissé » l’est, et ce qui ne devrait pas avoir la forme d’une saucisse l’a; le porridge, la soupe de petit pois, le sang, le fromage, le pâté de foie, le soja, les tomates et carottes… La saucisse, meilleure amie de l’homme ici, est une incontournable de toutes les fêtes et évènements Finlandais. 

Je n’ai pas avalé un seul morceau de viande depuis environ 17 ans alors il est inutile de me demander des conseils d’assaisonnements pour cuisiner un coq au vin ! Il y a environ 8 ans de ca lors d’un petit Noël au restaurant avec mes collègues de travail, j’ai commandé des tranches de  carpaccio sans avoir l’ombre d’une idée de ce que c’était! Ignare que j’étais Ovo-lacto-Ranskalainen dans voyage« carpaccio », ca sonnait plutôt comme une bonne sauce sympathique à mes oreilles. Ca ressemblait à de fines tranches de patates et pourtant ca n’avait rien de spécialement exotique ni de typiquement Finlandais. C’était encore l’époque où lire un menu en Finnois équivalait à lire une ordonnance médicale, j’étais satisfaite de pouvoir comprendre un mot sur 4! 

On m’a demandé des millions de fois « et qu’est ce qu’on mange dans la vie quand on est française ET végétarienne ? » ben on a deux solutions finalement soit on poursuit une éternelle grève de la faim pour faire comme ces stars qui ne pèsent que 43 kilos avec leur gamin dans les bras, soit on se nourrit de racines d’arbres et de vieilles feuilles sèches pour survivre en restant optimiste sur les futures technologies de  nouvelles pilules comestibles développées !!! ruoka2 dans voyage

A croire qu’en Finlande si on n’est pas fan de salmiakki et qu’on n’est pas pote avec Kabanossi,…on ne fait pas vieux os, si c’est donc ca le secret du « sisu » je ne devrais avoir environ plus qu’une semaine à vivre !  En tous cas, quoi que l’on dise, il est bien plus simple d’être végétarienne en Finlande que de l’être en France où seuls 2 minuscules pourcents de la population ne mangent pas de viande. 

Je ne fais pas partie de ces gens qui décident du jour au lendemain d’abandonner le poulet au profit de la viande rouge, ni de ceux qui souhaitent préserver les vies de malheureux animaux qui n’ont rien demandé à personne, ni encore de ceux qui se forcent à ne pas faire comme les autres pour susciter l’intérêt. Je ne fais enfin pas partie des gens qui sacrifient les choses qu’ils aiment de leur régime alimentaire pour être différent et se convaincre que c’est plus sain pour eux. Certains estomacs exigent un passeport pour les épinards, les salsifis ou encore les cornichons, mon estomac à moi a un jour décidé qu’il ne laisserait pas rentrer (ou seulement à contre-cœur et contre un chèque avec plein de zéros) la viande. En revanche je n’y vois aucun inconvénient à cuisiner, manipuler ou encore découper de la viande. Pas de raison éthique, ni philosophique, ni de religion, ni de santé, juste un goût et une odeur qui déplaisent. 

A vrai dire dans ce monde où il existe toutes sortes de régimes alimentaires et des catégories de gens dont on n’a jamais entendu parler dans nos contrées : crudivores, flexitariens, véganes, macrobiotes…  je ne savais plus trop où me situer : je suis donc ovo-lacto-végétarienne !. Je viens même de lire qu’une étude démontre que certains végétariens refusent les rapports sexuels avec des mangeurs de viande de peur d’avaler par accident un morceau de viande coincé dans la bouche du partenaire ! C’est fou ca quand même. 

1.      Petit lexique à l’usage des omnivores… 

http://filsantejeune.com/Du-vegetarisme-a-l-othorexie

Crudivore : personne qui ne mange que des aliments crus (fruits, légumes, lait, viande, poisson) 

Flexitarien : personne flexible concernant le degré avec lequel elle pratique le végétalisme et le végétarisme. 

Frugivore : personne qui ne mange que des fruits (parfois aussi des céréales)

Granivore : personne qui ne mange que des céréales. 

Macrobiote : personne qui base son régime alimentaire sur une pensée philosophique venue du Japon, fondée sur le principe du Yin et du Yang. La macrobiotique préconise la consommation de céréales et de légumes essentiellement (et parfois de la viande). 

Orthorexique : personne qui recherche la perfection diététique et consacre son temps à organiser, rechercher, sélectionner, et consommer de la nourriture. Il s’impose des règles draconiennes comme par exemple, ne pas manger de légumes qui ont quitté le contact avec la terre depuis plus de 15 mns, mâcher au moins 50 fois chaque bouchée avant de l’ingurgiter, ne jamais être rassasié, manger tel aliment, à tel moment, de telle façon… En bref, manger devient un dogme dont le plaisir est exclu ! 

Végétarien : personne qui se nourrit essentiellement d’aliments d’origine végétale, et qui ne mange pas de chaire animale (viande, volaille, poisson, fruits de mer). Le régime végétarien large autorise toutefois la consommation de certains produits du règne animal (lait, beurre, oeufs, miel). On peut être ovo-, lacto-, pesco-, ou pollo-végétarien selon que l’on consomme des oeufs, des produits laitiers (fromage, beurre, crème fraîche, yaourts), du poisson ou de la volaille. 

Végétalien ou végan : issu du mot anglais « vegetarian », le véganisme est un mouvement philosophique né dans les années 50 en Angleterre ; c’est un mode de vie qui exclut toute utilisation des produits animaux (fromage, miel, cuir, soie, laine, fourrure…etc ) et qui refuse toutes formes d’exploitation qui ferait souffrir les animaux (les cosmétiques ou médicaments testés sur animaux, le cirque, la chasse, la pêche, la corrida…). Il est très développé aux USA et en Europe du Nord.

Le challenge D’Em.

Jeudi 4 octobre 2007

Le challenge D’Em. dans voyage srchanim

Je me prête au jeu du défi d’Emma

Neljä työtä, joita olen elämäni aikana tehnyt: (4 jobs que j’ai exercé dans ma vie) 

1. Sanomalehtiesittelijänä (animatrice pour un journal régional quotidien) 

2. Ranskan opettajan assistentti (assistante de Francais) 

3. Kääntäjä (traductrice) 

4. Toimistosihteeri (secrétaire) 

Neljä paikkaa, joissa olen asunut: (4 lieux où j’ai vécu) 

1. pienessä kylässä Koillis-Ranskassa (dans un petit village du Nord-Est de la France) 

2. Turku, Varsinainen Suomi 

3. Porvoo, Itä-Uusimaa 

4. joker!!! 

Neljä tv-ohjelmaa, joita tykkään katsella: (4 programmes TV que j’aime regarder) 

1. Hauskat Kotivideot (l’équivalent de Vidéo Gags en France) 

2. Le plus Grand Cabaret du Monde sur TV5! 

3. Frendit (Friends) 

4. TV-uutiset (les informations) 

Neljä paikkaa, joissa olen ollut lomalla: (4 lieux où j’ai passé des vacances) 

1. Wien 

2. Pariisi 

3. St Petersbourg 

4. Stockholm 

Neljä Internet-sivua, joilla käyn päivittäin: (4 sites Internet que je visite quotidiennement) 

1. Google 

2. Blogilempparit (mes blogs préférés) 

3. E-bay 

4. TV5 kotisivut 

Neljä lempiruokaani: (4 des mes plats préférés) 

1. vauvan ruokapurkit (omena-banaani) ( les petits pots de bébé pomme-banane!) 

2. pesto pasta (les pâtes au pesto!) 

3. stracciatella jogurtti, un délice! (yaourt à la stracciatella) 

4. suomalainen vanilja-pullapitko (la brioche pulla à la vanille Finlandaise) 

Missä haluaisin olla juuri nyt: (lieux où j’aimerais être maintenant) 

1. Ranskassa äidin luona! (chez ma maman en France!) 

2. miehen taskussa työpäivän aikana! (dans la poche de mon chéri pendant sa journée de travail) 

3. jossain SPA-kylpylässä rentoutumassa (dans un Spa/des termes à me faire bichonner et me détendre 

4. mieluummin missä hyvänsä muualla kuin töissä! (de préférence n’importe où mais pas au boulot!) 

 

Zut, crotte, nom d’un p’tit bonhomme !

Vendredi 28 septembre 2007

Zut, crotte, nom d’un p’tit bonhomme !  dans voyage

Dans la société Française du politiquement correct ils sont souvent le reflet d’une mauvaise éducation, d’un besoin de provoquer, de choquer, de narguer. On nous demande de mettre un petit sou dans sa tirelire à chaque fois qu’ils s’échappent de nos bouches sans jamais vraiment nous expliquer pourquoi ces mots là ne sont pas beaux. 

Les jeunes ici en sont friands, les adultes les utilisent à toutes les sauces et dans n’importe quel contexte, ils soulagent nos colères, nos sauts d’humeurs, nos désaccords, nos frustrations, nos ras-le-bol, nos consternations… Le gros mot est un purgatif international, tout comme le WC, on devrait lui consacrer son trône! Les discussions des cours d’écoles seraient plus propres, l’air plus pure, la langue moins meurtrie, les gens moins blessés, l’ambiance moins ruinée.  Aucun cours ne leur est dédié dans le programme scolaire et pourtant tout le monde les connait, mais comment savoir si un « merde » Français a la même puissance verbale qu’un « paska » Finlandais ? 

Est-ce que nos ”con, ‘fait chier, putain, …trouvent leurs équivalents dans chaque langue, évoquent-ils les mêmes sujets, sont-ils utilisés dans les mêmes contextes, ont-ils la même fonction ? Le sujet peu si ce n’est quasiment pas abordé m’intrigue, le fait de jurer moi-même dans des langues étrangères encore plus… 

Utiliser 2 ou 3 langues dans son quotidien implique qu’on a aussi un vaste choix de jurons à sa portée mais quand on fait tomber quelque chose ou quand on se fait mal, dans quelle langue les gros mots nous échappent naturellement et pourquoi l’une plutôt que l’autre ? 

Selon une étude, « vittu, perkele, saatana » représentent les jurons les plus puissants de la langue finlandaise et sont aussi les plus utilisés. Le nombre de parents qui jurent sans remords devant leurs enfants est assez impressionnant je dois avouer. De mon côté si on avait droit au boulot à une prime sur le langage à la fin de l’année je m’enrichirais, même quand je me cogne le genou presque chaque jour dans mon bureau je dis « aïe ! » et mes collègues s’interrogent de ne pas m’entendre m’emporter dans une ribambelle interminable de jurons dans toutes les langues. Oui parce qu’après tout, le « gros mot » fonctionne un peu comme un pansement, après un gros bobo on jure et le mal est soudainement apaisé. 

Bien plus qu’un désir de blesser, les jurons des ados Finlandais ont souvent pour objectif l’appartenance au groupe, un moyen de gagner le respect de ses camarades, de se révolter en utilisant un vocabulaire cru, vulgaire et interdit à la maison, à l’école. Les jurons renforcent une histoire, ils éveillent l’attention, ils transgressent le code de conduite, ils représentent un privilège d’adultes et on les utilise abondamment car ils ne sont encore pas taxés ! Le « kirosana » est un passeport vers la liberté d’expression, on l’utilise parce que ca soulage, ca fait du bien. Les sanctions pour usage de gros mots (s’il y en a) deviennent de plus en plus dérisoires, par conséquent le vocabulaire des jeunes s’appauvrit.  Entre le gros mot qui s’échappe malencontreusement dans une situation extrême et le gros mot qui alimente systématiquement un discours il faut faire la différence. Peu importe le sujet de conversation et peu importe le public, il faut savoir reconnaitre la fonction qu’on lui accorde et contrôler son usage. 

Les jurons favoris Finnois font en général référence à la religion et à la sexualité. Comme s’ils faisaient partie du kit indispensable de survie dans le pays, les Finlandais éprouvent un grand plaisir à les enseigner aux étrangers qui n’ont rien demandé. Pour la p’tite anecdote, « paska = merde » fut un des premiers mots de la langue que j’ai assimilé rapidement à force de l’entendre partout.

glossaire des gros mots les plus utilisés:

Helvetti = enfer, Bon dieu de bon dieu !non, c’est pas vrai ! Nom de Dieu !   

Helkkari = zut, diable, que diable, c’est pas possible, bon sang de bonsoir ! oh purée, mince, punaise, crotte, nom d’un p’tit bonhomme! Tonnerre de Brest ! 

Hitto =  version plus soft de helkkari, diable, sapristi, nom d’une pipe, Sacrebleu, fichtre, doux Jésus, Diantre, flûte, saperlipopette, par Belzébuth ! 

Jumalauta = mon Dieu, sacré Bon dieu! Putain j’y crois pas ! Nom de Dieu ! (étonnement) 

Paska = merde, quel merdier!…connerie, « haistakaa paska != vas- te faire foutre !””puhua paskaa”= raconter des conneries 

Perkele = putain, bordel de bordel, oh la vache, grosse colère (contre quelqu’un/quelque chose) ou déception les « discours »devant les bars les soirs de weekend sont souvent agrémentés de ce mot. 

Piru = diable, démon, ce sacré…, ce satané…, ce putain de… 

Saatana = Diable, Satan  (révolte verbale avec ton menaçant mais il convient aussi pour exprimer une douleur, saloperie de merde, ou encore un très jouissif Nom de dieu de putain de bordel de merde de saloperie de connard d’enculé de ta mère ! 

Vittu = chatte, con, aïe ! oups là ! saloperie de…, connerie de…, putain, merde, ‘fait chier, peut être suivi d’un « ei voi olla totta ! » = j’y crois pas, c’est pas possible, oh c’est pas vrai, j’hallucine !

”Lopetahan kiroilu, tai siistin suusi ». (”Arrête de jurer ou je te nettoie la bouche !), ca c’est une menace !;) 

ca sent l’automne

Mercredi 26 septembre 2007

ma réponse aux défis
Album : ma réponse aux défis
parce que mes bloggeuses Finlandaises préférées en France ne peuvent plus profiter des couleurs de l'automne Finlandais, je leur envoie quelques photos d'ici.
11 images
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ras-le-bol

Mercredi 19 septembre 2007

ras-le-bol dans voyage stop1

Parfait, vous venez de créer un blog sur un thème qui vous tient a cœur et vous rêvez désormais d’y voir apparaître tout un tas de commentaires gentils et de suggestions concernant le contenu de votre nouveau né ! Vous souhaitez qu’il devienne très populaire, qu’il attire les lecteurs, qu’il cartonne dans la blogosphère. En plus des « SPAM », laissez-moi vous mettre en garde contre un phénomène qui vient briser cette utopie et peut-être que certain(e)s d’entre vous vont se reconnaitre dans ce post pour avoir reçu le même type de messages qui ont vraiment le don d’énerver les bloggeurs.   

Parce qu’on a toutes les chances, lorsqu’on google Finlande de se retrouver sur ce blog j’ai reçu, depuis sa création, des emails complètement hallucinants et sérieux de la demande en mariage à la demande d’aide financière en passant par des emails de détresse de gens prêts à tout pour quitter leur pays et être sauvé de la misère. J’ai reçu des numéros de téléphones et des adresses mail par dizaines, des emails pratiquement illisibles ou incompréhensibles agrémentés de quelques prières en mon nom afin de les aider à fuir leur piètre vie, les conseiller dans leurs démarches administratives, traduction, formulaires. Certains plus francs, exposent fièrement leur penchant pour les blondes aux yeux bleus comme la principale raison de leur volonté d’expatriation (sans biensur se soucier du fait que je ne suis moi-même pas Finlandaise et pas blonde!) 8 ans dans le pays ca ne veut pas dire pour autant que je vais à la pêche avec le personnel de l’ANPE ou que je vais boire le thé les dimanches avec la ministre de l’immigration ! Désolé si certains lisent entre les lignes de ce blog que je me serais lancé dans des activités d’agence matrimoniale ou d’Armée du Salut j’suis pas wonderwoman et mon porte-monnaie n’est pas suffisamment garni pour généreusement sauver le monde de ses malheurs et réfugier tout le monde chez moi ! 

Rien pourtant dans mon profil, ne laisse supposer que j’appartiens à un organisme d’accueil d’étrangers alors je ne comprends pas pourquoi certains s’obstinent à m’envoyer leur lettre de motivation ou leur CV en me demandant si ils ont des chances de trouver un boulot sur le territoire. (Ca y est les chiffres de mon compteur vont témoigner que je viens de perdre la moitié de mes lecteurs !) Entre les ados de 17 ans qui veulent s’installer au pays sans aucun bagages professionnels avec pour seule langue celle de l’amour, parce qu’ils s’intéressent à tout ce qui est blond et a une paire de seins et les hommes trop murs de pays corrompus qui seraient prêts à se marier illégalement avec un poteau électrique Finlandais pour fuir leur pays au profit d’un lieu plus « sure », moi je vous le dis ce monde est fou ! Milles excuses à celles ou ceux avec qui j’aurais pu être rude dans mes propos et qui s’intéressent véritablement au pays et à sa culture. Sur le Net, les intentions des gens ne sont pas toujours évidentes, entre ceux qui souhaitent vraiment obtenir davantage d’informations sur le pays et ceux qui utilisent cette excuse codée pour obtenir mes mensurations (ben oui y’a des pervers sur le Net, c’est pas un scoop!) il faut effectuer un tri. 

Je rappelle que j’ai crée ce blog dans l’objectif de faire découvrir le pays, sa culture et ses habitants, partager mes expériences, des opinions et en discuter, et de répondre du mieux que je peux aux questions des étudiants, des futurs expatriés ou tout simplement des gens qui s’intéressent vraiment à la Finlande. L’idée de s’installer temporairement ou définitivement dans un nouveau pays est toujours angoissante et je comprends que beaucoup se posent une tonne de questions même après avoir épluché toutes les brochures touristiques et les sites Internet qui abordent le sujet. Alors STOP aux messages de détresse!!!

Les conflits du bilinguisme

Lundi 10 septembre 2007

Les conflits du bilinguisme dans voyage

J’enfile mon armure une fois de plus pour aborder sur ce blog un sujet délicat et dont on tait trop souvent l’existence : le conflit des 2 langues officielles du pays, le finnois et le suédois. De toute évidence, les étrangers qui ont l’occasion de venir au pays remarquent vite qu’il existe des tensions entre Finnophones et Suédophones. En fait, si le bilinguisme du pays est exemplaire dans le monde, sa législation pose en pratique quelques problèmes.

On nous parle de municipalités unilingues finnoises, de villes unilingues suédoises, de localités bilingues à majorité finnoise et de communes bilingues à majorité suédoise ou encore de Finnophones, de Fennophones et de Suédophones. Ca m’a pris du temps avant que je me mette dans la tête que les fennophones sont des Finnois, alors que les suédophones sont des Finlandais qui parlent Suédois y’en a pour qui c’est du tout cuit !

Même si les chiffres ne sont pas très bien répartis avec seulement 6 % de suédophones juridiquement parlant, le suédois en Finlande n’est pas considéré comme une langue minoritaire. En théorie Finnophones et Suédophones sont à statut égal et jouissent des mêmes droits et des mêmes services. Pour bien comprendre le droit des langues en Finlande, il faut se référer à la règle des 6 % et 8 % (Loi sur les Langues, 2004) sachant qu’une municipalité peut être à majorité finnoise ou à majorité suédoise. Si la minorité constitue 8 % et plus de la population le bilinguisme officiel est obligatoire pour tout ce qui concerne les services administratifs, gouvernementaux ou municipaux. Si la minorité constitue 6 % et moins de la population, la municipalité perd son statut bilingue; aucun droit linguistique n’est reconnu à cette minorité.

Ex : Dans les municipalités bilingues à majorité suédoise, c’est le bilinguisme intégral dans l’administration locale, le commerce, l’étiquetage, le transport, la radio, les journaux, les écoles, la langue de travail, etc. L’affichage bilingue est obligatoire mais prioritairement en suédois. Dans les municipalités bilingues à majorité finnoise, les autorités appliquent un processus similaire avec pour priorité cette fois le finnois.

La croyance générale veut que les suédophones se retrouvent surtout dans la classe bourgeoise. Rappelons que la Finlande n’a été pendant longtemps qu’une petite province de l’empire de Suède, par conséquent un vague sentiment d’infériorité s’est propagé dans le peuple Finnophone. Parce que les Finlandais de langue suédoise sont pour une partie les descendants de colons suédois ils sont souvent considérés à tort par les finnophones, comme faisant partie d’une élite c’est à dire financièrement plus aisés, favorisés dans certains milieux professionnels, plus éduqués et plus ouverts…un peu comme s’ils étaient les chouchous de la classe a qui on donnerait des bonnes notes sans justification! Bref de quoi susciter une jalousie (voire une envie) grandissante entrainant des préjugés. Face à la majorité Finnophone et donc, à une éventuelle menace de monolinguisme, les Suédophones ont jugé nécessaire de défendre activement leurs droits linguistiques (assemblée Folktinget) ce qui a probablement contribué au malaise dans la population. Le suédois a été pendant des siècles la seule langue de l’administration, le finnois représentait la langue des campagnes par conséquent on peut deviner qu’abandonner sa langue maternelle par solidarité au profit du finnois n’est pas une pratique courante !

Quelques études sur le sujet ont révélé que Finnophones et Suédopones vivaient à ressources égales, mais il est vrai que les Suédophones sont plus représentés dans certaines professions (avocats, médecins, entrepreneurs). Il est aussi important de noter que le taux de chômage est aussi beaucoup moins élevé au sein de la population Suédophone et que dans certains endroits de la capitale, les hommes Suedophones gagnent jusqu’à 17 % de plus du salaire des Finnophones.

 

quelques liens utiles pour en savoir plus sur le système:

http://www.folktinget.fi/pdf/publikationer/SwedishInF.pdf http://fr.wikipedia.org/wiki/Su%C3%A9dois_en_Finlande

http://fr.wikipedia.org/wiki/Su%C3%A9dois_obligatoire_en_Finlande

 

les pieds dans le plat …

Mercredi 29 août 2007

les pieds dans le plat … dans voyage istockphoto_1398942_mistake

Un jour on m’a dit « j’te présente mon ami Vesa » ce à quoi j’ai répondu en m’esclaffant: « sans rire, comme les toilettes* ? (*vessa). Et depuis y’a des jours comme ca où je galère avec les aléas de la langue. L’orthographe finlandais m’a joué des tours dans le passé et continue régulièrement de s’en délecter dans mon quotidien. Parce qu’une minuscule microscopique infime petite lettre prononcée de travers peut changer la signification d’une phrase, il m’arrive parfois volontairement d’économiser mon discours.

J’en ai soupiré des « il fait vraiment épicé dehors aujourd’hui », au lieu de dire qu’il y a du vent*, des « je tue telle ou telle personne aujourd’hui » au lieu de la rencontrer**, des « j’ai baisé*** un lièvre dans la forêt » au lieu de dire que je l’avais simplement vu …forcément si on ne sait pas d’où je viens ca peut surprendre (non pas que chez moi la coutume soit de baiser les lièvres et particulièrement dans les forêts…) Donc, visiblement quand on fait une faute en Finnois, ce n’est pas négligeable, ce qui explique peut-être la tendance au silence adoptée par la population, mieux vaut se taire que de faire une grave boulette. Et aussi, on peut le deviner, l’une des raisons qui fait hésiter les étrangers à l’apprendre !
* tulinen = épicé/ tuulinen = du vent
** minä tapaan = je rencontre/ minä tapan = je tue
*** minä näin = j’ai vu / minä nain = je baise

On comprend que la situation peut-être alarmante quand on alerte le quartier pris de panique en s’écriant qu’il y a un ballon* chez le voisin ou encore qu’on a gagné un chat !** Il existe toute une brochette de termes comme ca qui ont un sens complètement différent et qu’on prononce pourtant presque de la même facon. * palo ≠ pallo (incendie / ballon) ** kisa kissa (compétition / chat)

Ces quelques expériences démontrent qu’il suffit donc de pas grand-chose pour être mal compris même en faisant tous les efforts de prononciation possibles. Vu que le finnois n’est pas ma langue maternelle et que je ne suis pas née polyglotte, je n’ai pas cette habilité à communiquer avec des inconnus finlandais dans les files d’attente tout naturellement ou de parler à poil devant mon gynéco de ses vacances dans les Alpes alors qu’il me trifouille. Allez on cherche vite dans sa liste limitée de figures de styles, de vocabulaire, de mots de liaisons, d’adjectifs et de termes tendances la syntaxe qui fera la p’tite blague juste pour mettre une bonne ambiance dans le cabinet médical avant de s’apercevoir que faire de l’humour dans une langue qui ne nous appartient pas et toute nue de surcroît, c’est pas une partie de domino !

Après m’être assurée qu’on ne juge pas les gens par le type de blagues qu’ils racontent, comme c’est souvent le cas j’ai pris mon courage à deux mains, il m’a fallu du temps, de la concentration et des heures de répétions devant le miroir avant de pouvoir un jour balancer à la pause café la blague des Schtroumpfs…sans savoir comment mes collègues de boulot allaient réagir, non pas parce que la blague n’est pas rigolote mais parce que tout dépendait de la façon dont je la racontais et des termes utilisés. Parce que dire bêtement « testicules » c’est pas pareil que de dire « roubignolles » ou « les valseuses » ca ajoute tout de suite un effet comique et plus vrai à la devinette.

La moralité de ce post c’est qu’il ne faut pas sous-estimer la difficulté à être comique dans une langue qui n’est pas la sienne en restant politiquement correcte. On est obligé de mettre les pieds dans le plat au moins une fois avant de comprendre comment ca marche et on est jamais à l’abris d’une mauvaise interprétation. Et quand en retour les collègues bon public se dilatent la rate, on se sent fiers et intégrés, p’têtre même que la prochaine fois je m’lancerais dans des blagues de blondes !!!… Je m’assurerai avant qu’il n’y a pas de risque de lancer de projectiles parce qu’elles sont nombreuses!!!

* devinette des Schtroumpfs : Pourquoi les Schtroumpfs (« Smurffit » en finnois) rigolent tout le temps ? Réponse : parce que les brins d’herbes leur chatouille les roubignolles quand ils se promènent.

Une vérité qui dérange

Lundi 20 août 2007

Une vérité qui dérange  dans voyage Immigration

Helsinki Sanomat (TNS Gallup) révèle dans un article qui sort du four que les Finlandais sont optimistes et même plutôt ouverts à un potentiel flux d’immigration productive vers le pays.  En dépit des résultats de ce sondage, il existe selon moi en pratique, une opposition massive contre l’exil d’étrangers en Finlande (pour le travail ou non) particulièrement provenant des pays de l’Est, d’Afrique et de Moyen-Orient mais aussi contre les Roms. Malheureusement il n’y a presque que quand on est étranger soi-même et qu’on vit en Finlande qu’on comprend que ce sondage est discordant voire hypocrite et masque une partie de la vérité.   

Sur le papier, il n’existe pas de discrimination, personne n’est xénophobe, ca donne une image positive de l’accueil réservé aux futurs immigrés, après tout ce sondage n’est qu’une situation hypothétique et tant qu’en pratique ca ne se fait pas, pourquoi donc avouer publiquement que certaines nations ne collent pas dans le décor d’une Finlande biculturelle performante? La Finlande serait-elle trop sélective, trop idéaliste dans sa politique d’immigration en souhaitant faire rentrer sur son territoire l’élite étrangère ? Oui aux honnêtes étrangers chercheurs d’emploi ou déjà professionnellement actifs, oui aux entrepreneurs Turcs qui vendent des pizzas-kebabs, oui aux gérants de restos Chinois, oui aux Polonais qui bossent dur pour pas un rond et oui aux étudiants fraîchement diplômés des pays développés qu’on peut si facilement exploiter en stage non rémunérés en échange de quelques mois de dépaysement assurés.

En gros, la banderole « bienvenue » n’est réservée qu’à certaines nations (de préférence de pays TRÉS développés), c’est peut-être un peu rude mais c’est pourtant la politique de la Finlande et les tristes propos de l’opinion publique même si personne ne l’avoue haut et fort. 

http://www.hs.fi/kotimaa/artikkeli/Harva+vastustaa+ulkomaalaisten+tuloa+t%C3%B6ihin+Suomeen/1135229626213

En effet à son grand désespoir, au lieu d’attirer les jeunes diplômés étrangers expérimentés et mobiles vers elle autrement que pour ses safaris en Laponie ou ses festivals de hard-rock, la Finlande devient l’eldorado des nations voisines qui souffrent depuis trop longtemps de salaires misérables, de corruption et de conditions de travail vétustes. Moins de 10% des étrangers qui viennent s’installer en Finlande ont pour premier objectif le travail, on peut donc en conclure que la carotte professionnelle n’est pas assez alléchante aux yeux de l’élite que le pays souhaite attirer! 

Si la vie ici en programme Erasmus on kiffe grave pendant 6 mois voire un an baigné dans un milieu complètement multiculturel rempli de nuits endiablées, de batailles de boules de neige à poil et de parties « d’action-vérité » bien alcoolisées, le vrai contexte de vie d’un étranger ici n’a absolument rien à voir. D’ailleurs si c’était le cas les étudiants ne quitteraient pas le pays comme des voleurs une fois leur diplôme en poche mais devant le poids des obstacles (financiers, administratifs et politiques) qui se dressent, rares sont les courageux !

Le principal handicap de la Finlande c’est de ne pas savoir rendre suffisamment attrayantes les conditions de vie des étrangers productifs : un coût de vie élevé, un petit pouvoir d’achat, des impôts énormes prélevés à la source selon les salaires, un climat défavorable, une présence géographique difficile, une langue compliquée peu parlée ainsi qu’une politique d’immigration pas très limpide représentent sans l’ombre d’un doute des facteurs considérables de choix. Les Finlandais eux-mêmes ont du mal à comprendre pourquoi un Français, un Espagnol ou même un Américain viendrait s’installer ici alors qu’une grande majorité de Finlandais leur envie leur mode ou qualité de vie et leur climat et se dit prêt à s’installer dans leur pays si l’opportunité se présente ! 

Alors pour toutes celles et ceux qui idolâtrent la Finlande, sa nature, ses paysages, ses groupes de métal, sa qualité de vie, je leur dis que  pour pouvoir profiter de tout ca et jouir des petits plaisirs de tous les jours, il y a forcément un revers de médaille et à moins d’épouser un(e) milliardaire il faut pouvoir y travailler et se résoudre aux côtés un peu moins réjouissants.

la chorégraphe avait bu ce jour là rassurez-moi!

Mercredi 15 août 2007

Pour vous faire patienter en attendant mon prochain post, voilà une petite vidéo bien Finlandaise. Quel engouement!

Il s’agit du chanteur Danny et Armi: I wanna love you tender   « Tahdon olla sulle hyvin hellä »

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