Archive de la catégorie ‘voyage’

Facebook-mania

Lundi 3 mars 2008

Facebook-mania dans voyage facebook

Avant, la curiosité et le voyeurisme se limitaient à regarder par la fenêtre des voisins avec les jumelles, maintenant ca consiste à scruter leur profil sur le réseau Facebook… La presse ici a récemment publié plusieurs articles sur l’engouement et la participation massive des Finlandais au célèbre réseau social. Pour certains Français qui galèrent encore à cause de la barrière de la langue, rassurez-vous (ou effrayez-vous !) la version Française du réseau ne devrait plus tarder… (en Avril je crois). 

Pour beaucoup Facebook équivaut à de grandes vendanges virtuelles ou l’on collecte littéralement des grappes d’amis. Pour en faire moi-même partie et sentir l’overdose approcher, j’en déduis que c’est un peu comme la nicotine ou les séries TV…un moyen de passer le temps tout en devenant dépendant. Fumer peut provoquer des maladies, certaines scènes TV peuvent choquer et Facebook lui peut briser des ménages… on se dit que si 50 millions de personnes y sont déjà inscrites, c’est que ca doit vraiment être quelque chose ou alors qu’on a un sérieux manque de loisirs et d’imagination …pourquoi se remettre à la pâte à modeler ou au scoubidou quand on peut faire des rencontres virtuelles sans même bouger sa fesse droite ? Il faut vivre avec son temps non ? 

L’espace d’un instant on peut se demander pourquoi on se fait attaquer par des zombies alors qu’on n’a rien demandé à personne…pourquoi tout à coup le monde entier semble vouloir être notre ami ? on peut trouver rigolo de savoir comment on va mourir ou si l’on est psychopathe en 10 questions… ce ne sont pas les questions existentielles qui tourmentent notre quotidien mais parce que ca nous a été envoyé de bon cœur on se prête au jeu… et effectivement les heures passent…de vraies vies sociales en subissent les conséquences… 

D’un jour à l’autre j’ai eu un véritable déclic face à toutes ces invitations et ces applications qui envahissaient soudain ma boîte mail. J’ai commencé à éprouver une lassitude de cette communication virtuelle, un ras-le-bol de cette perte de temps, la culpabilité de m’être laissé prise au piège de cet engrenage que je trouvais plutôt amusant et relaxant au début mais qui reste finalement très impersonnel. 

Beaucoup de Finlandais trouvent que c’est un outil intelligent dans la mesure où il permet de retrouver des amis de longue date, de partager des photos, de se raconter des souvenirs, de savoir ce que ses amis font et de s’envoyer des petites marques d’attention. Mais facilite-t-il vraiment le relationnel ou n’en donne-t-il que l’impression ? 

Il m’a donné à moi l’illusion d’avoir un large cercle d’amis avec lesquels je peux rester en contact à tout moment…mais en pratique je ne trouve pas le temps de converser avec chacun d’entre eux et je les inclus dans mon entourage en attente de nouvelles ultérieures… que je fini par ne jamais donner… emoticone Et puis il y a « amis » et « connaissances » que le terme américain « friend » ne semble pas distinguer…  Facebook malheureusement ne remplace pas les vrais rapports humains ou l’on donne une bonne tape sur l’épaule et renverse son verre sur les genoux de sa copine…il est tellement superficiel qu’on ne s’y raconte pas d’histoires de cellulite, de chaussures Gucci ou d’ex à petit bistouquette…les VRAIES conversations de la vie quoi !… 

Mais que faisait-on de notre temps libre auparavant quand tous ces réseaux n’existaient pas encore?… aller boire un verre avec ses amis en chair et en os dans un petit bistrot sympathique (quand on le peut) ou envoyer un Cosmopolitan virtuel à sa bande de potes sur Facebook, euhhh laissez- moi réfléchir… Le phénomène répond, certes, à une demande massive et vient à la rescousse de tous ceux qui sont loin de leur famille, de leurs amis, de tous ceux qui souhaitent retrouver des connaissances ou rencontrer d’autres personnes. 

je rejoins l’opinion de Maurelita sur ce phénomène, il faut rester prudent et limiter les informations qu’on y mentionne. Il faut aussi savoir contrôler son utilisation et modérer son temps sinon il devient vite une addiction. 

http://www.maurelita.com/2008/01/facebook-naamak.html

Faites péter le Champomy !!!!

Lundi 25 février 2008

Faites péter le Champomy !!!! dans voyage 20061113a

Pour lui j’ai passé 42 nuits blanches, avalé 14 valium, bu 24 litres de caféine, usé 2 tubes de Clearasil (ben oui à cause du stress), perdu 153 cheveux et pété les plombs X fois, zappé 17 sorties avec les amis et manqué 36 épisodes de Beverly Hills 90210 … alors oui j’ai eu mon Bac, et en récompense, mon cher pays me laisse faire la queue comme à la charcuterie pour prendre possession du fameux bout de papier et pis voilà, l’histoire est terminéeemoticone. Le travail et le mérite sont tellement peu récompensés en France qu’on n’a même pas droit à une cérémonie de diplôme, notre nom sur la liste détermine notre futur…et pourtant on se sent vide parce qu’on est conscient que ce n’est que le début d’une longue aventure, car avoir le Bac de nos jours n’a plus rien d’exceptionnel si l’on ne poursuit pas ses études plusieurs années après.

S’il y a en Finlande des fêtes qu’on peut jalouser parce qu’on ne les a pas malheureusement chez nous ce sont celle liées à l’école comme par exemple le bal « vanhat tanssit = vieilles danses ». Combien de Françaises auraient aimées le temps d’une soirée jouer à Cendrillon mais sans citrouille et sans souliers de verre ?…

Les étudiants de Première (deuxième année de lycée ici) se rejoignent au bal pour aller danser non pas le jerk mais des danses de salon. Beaucoup plus formelle que l’American Prom’, on y danse le tango, la valse, la polka le tout avec biensur une tenue chic ! Le code vestimentaire même s’il a quelque peu changé depuis les débuts de cette célébration, a pour but de recréer l’atmosphère qui existait auparavant dans les salles de bals, c’est-à-dire longue robe de soirée pour les demoiselles et smoking pour les garçons. En effet une journée entière est souvent consacrée à se pomponner pour l’occasion entre la coiffe, le maquillage, les essayages… il est possible de louer sa robe de soirée, l’acheter voire la coudre soi-même si toutefois on n’a pas 2 mains gauches comme moi ! Pour l’anecdote la location d’un smoking pour 24h = 130 €…

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Au même moment, les étudiants en année de Terminale eux, célèbrent ”penkkarit ou penkinpainajaiset”, littéralement « faire pression sur les bancs » la traditionnelle cérémonie de fin d’année scolaire où les lycéens costumés paradent dans la ville sur des camions en jetant des bonbons aux spectateurs et chantant à tue-tête… et nous ne sommes qu’à la mi-février !!! Penkkarit signifie alors que les étudiants ont un mois pour se préparer aux épreuves du Baccalauréat.

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Enfin on termine avec Ylioppilasjuhla ou Lakkiaiset = fête des Bacheliers, qu’on fête début juin en général. Le diplôme en poche vous avez enfin le droit (et presque le devoir) de porter cette magnifique casquette qui vous distinguera des autres personnes moins éduquées de la foule le jour de Vappu…mais ca c’est une autre histoire…

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On leur parle de notre slogan Champomy ? il parait que sans alcool la fête est plus folle…

Petit passage sur la radio Suisse RTN!

Mardi 12 février 2008

Je vous donne rendez-vous dans la chronique Libre Escale de Joëlle sur Radio RTN. Ecoutez mon interview!;) je tiens à préciser également qu’à ce moment même , mon voisin avait décidé de faire des trous dans ses murs à la perceuse, ce qui m’a quand même pas mal destabilisée…

http://www.rtn.ch/scripts/modules/podcast/listone.aspx?idn=179&p=058229DEB8DE446D882394564388826E

Féminisme et harcèlement

Mardi 12 février 2008

Féminisme et harcèlement dans voyage sexual-harassment-in-the-office-~-42-17597515

Les mains baladeuses des députés Finlandais font beaucoup parler d’elles ces derniers temps. N’oublions pas que le parlement finlandais est le plus féminisé au monde après la Suède !

http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/13655356

Selon l’étude il s´agit essentiellement de harcèlement verbal, par email ou téléphone, et de remarques inappropriées. Encore faut-il pouvoir faire la différence entre un « votre tailleur met vraiment en valeur vos yeux » ou un « vite dans l’ascenseur que je puisse tâter cette merveilleuse poitrine ! » 

L’information n’aurait jamais été révélée au grand public si on n’en avait pas parlé à la télévision et apparemment on se presse maintenant de dire que la situation n’est pas aussi grave que ce que les médias veulent laisser croire…heureusement le surprenant divorce des Häkkinen étouffe un peu l’affaire! … 

Pour reprendre les résultats de cette étude, une femme sur trois employée au Parlement (Eduskunta) affirme avoir fait l’objet de remarques déplacées, 15% de gestes inappropriés, et 7% de propositions licencieuses. Les Finlandais sont soucieux et plutôt prudents avec le sexe opposé, loin d’être beaux-parleurs ou dragueurs de nature…Même si Angelina Jolie sortait subitement de Citymarket (supermarché), personne n’oserait lui adresser la parole, on est beaucoup trop réservé ici pour lui dire qu’elle hante nos nuits…et même en essayant très fort d’imaginer un jeune ado Finlandais crier « Angie putain qu’est-ce t’es bonne » en la regardant droit dans les yeux non….j’y peux rien ca ne colle pas, le compliment, honnête ou pas, vulgaire ou pas, ne fait pas globalement partie des gènes Finlandais…ou peut-être par SMS ou email !!! 

Les femmes ne réagissent pas toutes pareilles aux blagounettes sexistes, aux remarques sur le physique, aux compliments, aux regards et commentaires… surtout lorsqu’elles grandissent dans des environnements différents, j’ai presque envie de dire machiste vs. féministe. Ce n’est pas parce qu’on se fait siffler au détour d’un coin de rue par un groupe d’ouvriers qu’il faut les balancer en justice pour harcèlement sexuel, il faut savoir accepter les compliments et assumer sa jupette, son décolleté ou sa bonne bouille. Moi j’ai tendance à rougir et trouve cela plutôt flatteur même si un peu lourd, ici certaines Finlandaises bien féministes risquent de se sentir insultées, voire agressées verbalement, humiliées.  Je ne suis pas moi-même au parlement alors forcément je ne sais pas ce qui s’y passe vraiment mais j’ai peur qu’il finisse par y avoir des débordements, que les femmes commencent à porter plainte pour un peu n’importe quoi, un regard, un soupir, un frôlement, une voix un peu trop sensuelle, une blague un peu lourde,… 

Aujourd’hui, une étude Allemande paraissait dans le journal Iltalehti et avance que mater la poitrine des femmes rallonge la durée de vie des hommes. Regarder fixement une poitrine pendant 10 minutes équivaudrait à 30 minutes de sport en salle ! 10 minutes donc par jour suffisent à réduire le risque de crise cardiaque de moitié.  Imaginez ceux qui font les 2 en même temps…il y a donc quelques hommes publics qui vont vivre longtemps, pourquoi ces femmes politiques sont elles si égoïstes ? 

http://www.iltalehti.fi/uutiset/200802117229311_uu.shtml (désolée pour ceux qui ne parlent pas finnois, je n’ai pas trouvé cette étude en Francais ou en Anglais!)

Si les femmes ne supportent plus qu’on les regarde alors il existe plusieurs solutions : porter la burqua. ou rendre tous les hommes aveugle …ce qui serait bien entendu contraire aux années de lutte pour l’égalité des sexes et des droits de la femme…le centre commercial de Tampere a du récemment retirer les places de parking prévue uniquement pour les femmes à l’entrée du magasin. Certains voient ca comme du favoritisme, comme une atteinte à l’égalité des sexes, on peut interpréter cela comme quoi les femmes seraient plus mauvaises conductrices que les hommes et nécessiteraient davantage de places pour se garer. On peut aussi y voir le coté très pratique et sécurisant. Déambuler dans un parking sous-terrain mi-sombre à 20h les bras remplis de courses peut parfois en effrayer plus d’une.  De plus les femmes sont plus nombreuses à se rendre au centre commercial que les hommes, enceinte ou non,  elles s’y rendent souvent avec leurs enfants avec une voiture familiale imposante. Alors…est-ce une insulte à la gente féminine ou un service à développer? Il y a celles et ceux qui pensent que c’est n’importe quoi. Et il y a celles et ceux qui comme moi, pensent que l’excuse de l’égalité des sexes commencent à nous sortir par le système et qu’il faudrait finir par accepter que les hommes et les femmes n’auront jamais les mêmes besoins…Bon, puisque nos  jolis décolletés contribuent au bien-être de la société quand est-ce que la sécurité sociale va se mettre à nous dédommager ?emoticone 

Vous avez du feu ?

Jeudi 24 janvier 2008

Vous avez du feu ?  dans voyage hand-holding-a-cigarette-~-AA004195

Ils seraient selon l’Eurobaromètre Mai 2007, 26 % en Finlande contre 33% en France à devoir à présent sortir des établissements publics pour « savourer leur petit plaisir ».  La Finlande l’a fortement souhaité et elle l’a eu, le 1er Juin 2007, la loi sur le tabac a été mise en vigueur. Avec la Suède elle figurait parmi les pays les plus favorables à l’interdiction de fumer (env. 95-96%)  dans les lieux publics couverts. Désormais, sortir même par -20 degrés est une obligation qui peut-être stimulera la réduction du tabagisme. Comment ne pas avoir pitié à la vue de ces petites nénettes pomponnées grelotant devant bars et discothèques en T-shirt et mini sexy bling-bling presque bleues de froid crapotant leur cigarette. 

Alors personne ne les oblige mais finalement la cigarette est aussi un phénomène social synonyme de convivialité, de bons moments, de plaisir.  Lorsqu’on fume, on discute, on refait le monde en étant parfaitement conscient que le tabac est mauvais pour la santé et on s’invente toujours des excuses stupides pour ne pas avoir à arrêter du genre  « qu’on meurt de ca ou d’autre chose » ou encore « la vie est trop stressante, ce n’est pas le bon moment »…Donc plutôt que d’espérer un changement radical de comportement chez les jeunes (et moins jeunes) il aurait fallu prévoir davantage d’alternatives. Peu de temps après l’entrée en vigueur de l’interdiction de fumer dans les bars et les restaurants, les professionnels du secteur assurent avoir constaté une faible baisse de la fréquentation dans leurs établissements, et des consommations …eh oui l’un ne va pas sans l’autre et plutôt que de boire sa conso en fumant sa cigarette à l’intérieur maintenant on se contente de sortir sans conso pour aller fumer.

Pour éviter ce genre de désagrément un bar en France a su mettre à profit cette « punition » en prêtant à sa clientèle des vestes polaires avec le nom de l’établissement pour la pause cigarette, petit geste utile et sympathique qui montre aussi qu’on se soucie du bien-être du client et que son argent n’est pas tout ce qui nous intéresse ! Un concept à développer donc, sachant que nos manteaux sont accrochés au vestiaire payé pour la soirée. Ici on se renvoie aussi la balle quant à la responsabilité de nettoyer ces centaines de mégots qui jonchent la rue en face des établissements. Il aurait fallu aménager suffisamment de cendriers à l’extérieur pour que la clientèle ne soie pas tenter de jeter sa clope à terre. Mais faire la chasse aux écraseurs de mégots en infraction un samedi soir lorsque les gens sont bien éméchés ne réjouit personne. 

La Finlande envisageait même dans une décision d’interdire de fumer sur son propre balcon dès lors que la fumée représente une réelle nuisance pour les voisins. Cela dit obtenir une preuve de la nuisance pose un véritable problème. Il est quoi qu’il en soit possible d’en informer les autorités responsables qui, si elles le souhaitent, prendront des mesures afin de faire cesser la nuisance et se chargeront de la décision finale. La population hier encore semblait se moquer de cette décision aux allures un peu saugrenues, il semblerait que le gouvernement ne concentre pas ses efforts dans les domaines prioritaires… 

Bien avant le tabac, l’alcool reste nettement la substance intoxicante qui cause le plus de préjudices en Finlande. Les jeunes Finlandais commencent à fumer nettement plus tôt que les jeunes Européens de leur âge, le tabac est à vendre aux caisses des supermarchés et superettes. Parmi les jeunes âgés de 14 à 16 ans, un sur cinq fume quotidiennement. De plus en plus d’entreprises en Finlande désirent savoir lors de l’entretien d’embauche ou même lors de présélections par formulaire si vous êtes fumeurs ou non. Un fumeur nécessitera peut-être plus de soins médicaux, présentera peut-être un plus gros taux d’absentéisme, peut-être sera-t-il moins productif si l’on considère ses vas-et-viens dehors, il est possible que l’odeur de cigarette soit une nuisance dans son travail s’il est question par exemple de produits alimentaires ou métiers de la santé. 

liens : 

http://www.touteleurope.fr/fr/union-europeenne-en-action/les-politiques-europeennes/sante-publique/comparatif-sur-le-tabac/animation-comparatif-sur-le-tabac.html 

http://www.hs.fi/kaupunki/artikkeli/1135227789747 

A la recherche de l’or blanc

Vendredi 4 janvier 2008

  A la recherche de l’or blanc  dans voyage 800px-snow-covered_fir_trees

Va-t-on devoir à partir de maintenant se résoudre à passer les fêtes de fin d’année sans poudre blanche ? Non je ne parle pas de drogue quelconque mais de neige ! Papa Noël en chameau et en tongues c’est pour bientôt à ce rythme là. Je joins mon inquiétude grandissante à celle de Greenpeace notamment et des gens vivant en Finlande inquiets pour l’environnement, la Finlande étant l’un des premiers pays du monde à souffrir du réchauffement climatique. 

Sans elle l’esprit de Noël n’est pas entièrement là, le paysage même décoré de lumières et guirlandes n’a rien d’exceptionnel. La neige était encore jusque là l’une des raretés du pays qui fait que les touristes se bousculent au portail en hiver, les commerçants se réjouissent de pouvoir faire à peu près 60 % de leur chiffre d’affaire à cette période…mais le climat est encore un facteur sur lequel l’homme n’a pas d’influence et la neige artificielle n’a certes pas le même charme. Les tours opérateurs savent tellement bien médiatiser leurs activités que des touristes du monde entier au portefeuille bien garni s’arrachent des virées en Laponie d’un après- midi (les « day-trips » de Noël). 

N’est-ce pas réjouissant de savoir qu’on peut aller faire un tour de manège à Santa Park comme si on allait manger un hamburger ? Caresser la barbe de papa Noël et faire du dada sur ses genoux sans devoir attendre les 24-25 Décembre ? Visiter la Laponie comme si on faisait une escale dans l’aéroport d’un pays sans en sortir à dévaliser ses petites boutiques de souvenirs et y acheter des bricoles qu’on finira par revendre dans un marché aux puces l’année suivante? Certains auront l’audace de dire qu’ils ont visité ce fabuleux pays, que les habitants y sont chaleureux, formidables, accueillants, multilingues ! Quel genre d’expérience culturelle superficielle et  « dans une bulle » est-ce là ? C’est un peu comme si on descendait les marches de la tour Eiffel en soupirant  « ca y est, on a visité la France ! ».   

On rempli des charters, des bus, des boutiques, des files d’attentes de familles avec des guides quadrilingues, voyant que c’est prisé par les autres, la minute avec papa Noël devient LE moment inoubliable d’hystérie et de bonheur à offrir a ses enfants peu importe ce que ca coute. Le tourisme certes répond à la demande du client mais a-t-il des limites, va-t-il pouvoir s’adapter à ce changement radical de températures et donc d’activités ? Va-t-il un jour cesser de se moquer des gens qui arrivent en Finlande émerveillés pour finalement acheter des produits « made in china » trois fois plus chers qu’ils trouveraient dans la foire fouille du coin ? Ou peut-être est-ce là la magie du tourisme ?  De quoi franchement préoccuper tout le secteur mais aussi tous ces pauvres gens qui, chaque année, se disent qu’ils ne se laisseront pas avoir par ces « pièges à touristes » où l’on se suit à la queue-leu-leu,  photographie les même monuments, tourne le présentoir de cartes postales sans savoir lesquelles choisir et à qui envoyer. Qu’est-ce qui fait donc que tout touriste éprouve un besoin urgent de dépenser son argent dans des babioles qui, dans un autre contexte, lui paraitrait complètement ringard et inutile? 

Imaginez la déception des vacanciers qui ont réservé longtemps à l’avance leurs vacances de ski en auberge /hôtel près de Rovaniemi persuadé que la neige y est fidèle chaque hiver et qu’il y en aura au moins un mètre ! Sur place on s’aperçoit qu’on aurait pu oublier luges, skis et bobsleigh à la maison au profit du parapluie, des bottes en caoutchouc et des dominos. L’or blanc qui habituellement est plus précieux aux yeux des gens qui n’en voient que rarement, le devient autant pour les habitants du pays qui on pourtant grandi en salopette de ski. Chaque hiver devient une loterie ou le jackpot n’a que d’infimes chances de tomber et pourtant la langue Finnoise comme le same (pas l’oncle des Etats-Unis mais la langue des Lapons) possède une ribambelle de termes pour définir leurs flocons de neige. Sans microscope on est loin de se douter que les cristaux de neige sont de vraies œuvres d’art. Alors…est-ce la fin des safaris en chien de traineaux, des promenades en moto-neige et raquettes, des nuits en hôtel de glace et batailles de boules de neige ?… 

Je vous invite à lire ce lien d’un article publié sur le site de ladepeche.fr:  http://www.ladepeche.fr/article/2007/12/11/418392-Rechauffement-climatique-bientot-le-pere-Noel-en-short.html

Le système éducatif Finlandais est-il exportable?

Mardi 27 novembre 2007

Le système éducatif Finlandais est-il exportable? dans voyage student-with-teacher-doing-math-at-chalkboard-~-200182174-001

C’est une question que se posent, dans le monde, bon nombre d’enseignants, de parents, d’étudiants suite aux étonnantes performances du système éducatif. Serait-il possible de l’exporter en France par exemple ? 

L’autodiscipline :  L’enfant bénéficie ici d’un traitement particulier, il connait des privilèges et grandi avec une liberté de mouvements dans cet « oasis sécurisé » qui n’existent pas forcément ailleurs où circuler seul peut s’avérer être dangereux. L’enfant se rend seul à l’école, en vélo, à pieds, en bus, il reste jusque des heures tardives avec ses amis, les parents n’ont pas les mêmes craintes et puis même les enfants de 6 ans possèdent ici un téléphone portable donc il est possible de les « traquer » à tout moment. L’autodiscipline augmente le sens de l’initiative ainsi que la réussite scolaire et il n’est pas nécessaire d’avoir recours aux punitions ou à l’autoritarisme pour qu’un enfant comprenne ce qui est bon pour lui ou non. Il est possible que l’autodiscipline des élèves (liberté de mouvements, de choix de cursus, de ne pas vandaliser le matériel ou les locaux à leur disposition) soit le résultat de facteurs extra-éducatifs basés sur la mentalité des Finlandais : par ex. la peur de mal agir, l’honnêteté, la confiance en autrui, le mode de vie des familles  (la Finlande possède le 3 eme taux de divorce le plus élevé au sein de l’Europe), le climat qui fait que les élèves trainent peu dans les rues et se doivent de respecter les espaces mis à leur disposition. L’autodiscipline est favorisée ici par un environnement paisible, serein mais il est probable qu’elle n’est pas été volontairement intégrée dans le système scolaire Finlandais mais qu’elle se soit tout simplement installée par la force des choses. 

L’enfant est souvent livré à lui-même, les horaires de travail des parents correspondent rarement aux horaires d’école des enfants par conséquent l’enfant en Finlande est un peu obligé de s’auto-discipliner voire s’auto-éduquer. Les parents d’élèves attendent beaucoup de l’enseignement des professeurs et négligent peut-être trop volontiers l’enseignement des valeurs fondamentales. Simple constatation : Les parents ici font preuve d’une grande tolérance avant de rappeler à l’ordre ou même de punir/réprimander leurs enfants. Un jeune grandi souvent en pensant que tout lui est accessible, disponible et permis et ignore parfois qu’il existe des barrières, des limites, des couvre-feux, des interdits. 

Les enfants par ex. ici ne demandent pas nécessairement la permission pour aller jouer, pour sortir de table, pour interrompre une conversation, rares sont ceux qui rangent eux-mêmes leurs affaires ou encore qui participent aux tâches ménagères. Les règles de disciplines sont extrêmement souples et on ne croit pas vraiment à l’utilité des punitions/réprimandes. Voilà des valeurs/principes qui semblent encore tenir à cœur à une grande majorité de parents et enseignants Français (par ex. 79 % des Français sont favorables à l’obligation de se lever quand le professeur entre en classe selon un article publié récemment dans le Figaro : http://www.lefigaro.fr/france/20071009.FIG000000265_ecole_les_francais_exigent_de_l_autorite.html  

Le cursus sur-mesure:  On offre à l’élève la chance d’aller jusqu’au bout de son objectif en développant lui-même son cursus scolaire en fonction de ses intérêts, de ses capacités, de ses projets de poursuite d’études. Pas d’excuse d’échec puisque les établissements collaborent et il est possible de compléter son cursus ailleurs que dans l’établissement où l’on est inscrit, les cours seront bien sur reconnus.  Les cours proposés répondent véritablement aux besoins des élèves, ainsi un élève qui ne s’intéresserait pas à une matière particulière n’est pas forcé par le système de suivre un cours qui ne lui plait pas et pire ne lui serait d’aucun intérêt dans la poursuite de ses études. Se trouver dans un cours où les élèves ont eux même choisi de participer contribue probablement à la motivation générale de la classe, à la participation et donne un sentiment d’autonomie, d’indépendance à l’élève qui se sent prendre en charge son avenir et devenir responsable. Par conséquent les élèves ne sont pas confrontés à la dure réalité de l’échec comme on peut l’être en France, ils ne perdent pas de temps à tourner en rond, s’essayer un peu à toutes les écoles qui seraient susceptibles d’accepter une candidature en attendant désespérément de trouver « la bonne voie ». Alors que j’étais assistante de Français, des profs m’ont même souvent répété : si les élèves ne sont pas très réceptifs et qu’ils semblent être ailleurs c’est parce qu’ils ont eu une dure journée alors il faut être compréhensive et ne pas essayer de leur bourrer le crâne d’information superficielle et de vocabulaire nouveau. Il y a donc un réel souci pour le bien-être de l’individu d’épargner des charges de travail, de la fatigue inutile et respecter le rythme biologique de l’enfant. 

La hiérarchie : Globalement même si chacun a un titre au sein de l’éducation, la hiérarchie est pratiquement inexistante, l’environnement est plus décontracté. Les élèves appellent prof, instituteur ou tuteur par leur prénom sans y voir un manque de respect. Les règles de discipline sont beaucoup plus souples qu’en France. Un téléphone qui sonne, un élève qui murmure, n’est pas considéré ici comme une marque de non-respect, comme de l’impolitesse, les Finlandais sont certes beaucoup plus indulgents de ce coté là. L’une des priorités du professeur est de mettre l’élève en confiance, d’être en quelque sorte son ami, ouvrir à la communication, aux échanges et être disponible pour répondre aux besoins des élèves en difficultés. 

Il existe effectivement une grande familiarité entre élèves et professeurs qui serait en France inimaginable si l’on considère l’importance des tournures de politesse dans la correspondance ou l’importance qu’on accorde nous français, aux formules de vouvoiement et à la hiérarchie tout simplement. Chacun doit savoir rester à sa place et ne pas envahir l’espace de l’autre. Vouloir se mélanger aux élèves, leur montrer une grande disponibilité, un réel soutien, de la compassion,  c’est humain mais l’autorité, le charisme et surtout le véritable rôle de l’enseignant sont selon moi très souvent remis en question. 

La responsabilité, la disponibilité et le rôle des professeurs devrait pouvoir se limiter au contexte éducatif de l’établissement, il est impossible d’imaginer que 25 élèves se mettent à contacter le prof par tel, email ou en personne pour une question mathématique… où donc se limite l’exercice de sa fonction, à quel moment intervient-on dans sa vie privée ? 

L’évaluation :  Etre bercé par un système éducatif qui privilégie les appréciations positives et minimise les critiques négatives pourtant constructives ne favorise pas forcément l’estime de soi ni la confiance en soi. Chacun est traité de la même manière, on ne connait pas ses propres valeurs qu’on peut facilement sur-ou sous-estimer, on ne se sent pas menacé par les performances des autres élèves parce qu’on nous dit qu’elles sont toutes aussi bonnes que les nôtres. A force d’être porté sur un piédestal, les premières critiques, les premiers jugements adressés dans un contexte extra-éducatif (au travail par ex.) peuvent être un vrai choc, un dur retour à la réalité, une vraie remise en question de soi et surtout une prise de conscience de ne pas forcément être le génie qu’on a voulu nous faire croire. 

Les profs encouragent, supportent, motivent, mais l’esprit de compétition est pratiquement fictif, le concept du mérite est quasi-inexistant et l’esprit de débrouillardise pas très développé. En étant confronté à l’échec, au stress, à la concurrence, aux abandons en cours de scolarité, aux critiques on apprend à mieux connaitre ses limites, à mieux s’auto-évaluer, à mieux gérer les situations délicates, à améliorer ses performances et par conséquent, gagner de la confiance en soi et en perdre aussi certes. 

Le redoublement est perçu comme stigmatisant, contre-productif, au lieu de punir l’élève pour ne pas avoir fourni assez d’efforts au cours de l’année, on lui offre la chance d’améliorer ses résultats avec du personnel qualifié sans rien fournir en échange. Est-ce que l’élève prend conscience de ses erreurs ? Est-ce vraiment assister l’élève et lui rendre service ? L’absence d’une évaluation rigoureuse de critiques constructives, de concurrence peut engendrer une faible estime de soi chez les finlandais. 

Les moyens : Tous les moyens nécessaires, y compris des espaces bien aménagés et confortables, sont mis à disposition pour que l’élève réussisse et se sente bien. Même si l’éducation ici est valorisée on n’impose pas aux élèves des emplois du temps surchargés, des cartables qui pèsent, des dépenses excessives de livres et de fournitures scolaires à la rentrée. Les livres sont prêtés par les établissements, les élèves possèdent des casiers pour y laisser leurs affaires, le transport scolaire et les repas de midi sont gratuits. Les horaires sont souples, la journée démarre à 8 ou 9 heures et se termine vers 13-14 heures ce qui laisse une grande liberté aux élèves pour les devoirs (il y a très peu de devoirs à la maison), les moments en famille ou des activités extrascolaires. Comparé au programme Français, le programme ici est très allégé. Le directeur et les professeurs ont la grande liberté de décider eux-mêmes des achats nécessaires, des activités des élèves, des travaux à entreprendre. Ils organisent aussi les contenus des programmes dans les différentes matières. Le contenu des cours incite à exprimer ses idées, à débattre et argumenter car c’est une liberté que les Finlandais utilisent rarement dans le contexte extra-éducatif.  

En Finlande on juge le système scolaire Français bien trop individualiste, trop « système D », trop concentré sur le principe qu’on n’est jamais mieux servi que par soi même. Le système en Finlande privilégie la pratique ce qui permet à l’élève de se sentir directement concerné, d’être actif dans des simulations de situations concrètes stimulantes et de ne pas l’ennuyer avec tout un tas de principes théoriques. 

N’oublions pas ce taux d’immigration parmi le plus faible d’Europe qui contribue à cette homogénéité d’idéologies, qui fait aussi que les élèves ont tendance à voir les choses de la même façon et à se comporter identiquement, à avoir les mêmes aspirations professionnelles, attendre les mêmes choses de la vie, avoir une même conception du bonheur. Les différences culturelles et les sentiments d’injustices sont encore quasi-inexistants et minimisent encore selon moi la violence et les actes criminels.  Jusque là les nationalités des élèves dans les classes sont très homogènes et proviennent essentiellement des pays voisins, comment la Finlande va-t-elle s’en sortir lorsque les classes seront plus cosmopolites ? Va-t-elle être capable de gérer et de répondre aux besoins de chaque élève en respectant les idéologies des parents sans provoquer de mécontentements ? 

On peut certainement apprendre beaucoup de ce type de modèle mais essayer de le reproduire ailleurs, tout du moins en France, serait probablement voué à l’échec. Qu’en pensez-vous ? Aussi idéal que le système éducatif Finlandais puisse paraître, il connait aussi de plus en plus de violences, de koulukiusaus (= taquineries et racket à l’école de plus en plus prématurés), de malaises, de drogue, de vols, de dégradations, de cas d’isolement. Va-t-il pouvoir rester performant malgré tout ? 

petit coup d’oeil sur un forum Finlandais

Mardi 13 novembre 2007

petit coup d'oeil sur un forum Finlandais dans voyage keskustelupalsta

Suite au drame, Mr. P.R m’a demandé ce qui se disait dans la rue entre amis, comment les finlandais réagissent aujourd’hui, quelles sont les opinions échangées?  L’objectif de cet article n’est donc pas de débattre du drame mais d’exprimer les réactions suscitées. Hélas, les Finlandais ne sont pas très expressifs en public, par conséquent je me suis rendue sur un forum Finlandais consacré au drame où j’y ai lu avec intérêt ce qu’on y racontait

http://keskustelu.jatkoaika.com/showthread.php?t=39338 

Je ne sais malheureusement pas si l’on peut considérer les propos avancés comme étant représentatifs de la réaction / l’opinion générale mais je tenais à vous faire partager les pensées. Les Finlandais sont effectivement encore sous le choc et font encore le deuil de cet acte gratuit.  En plus du sentiment général de peur qui s’est installé, il existe manifestement une préoccupation pour l’image que va donner la Finlande d’elle même dans le monde après ce tragique événement. 

D’ailleurs, j’ai été surprise de voir qu’un plaisantin a osé publier une vidéo du même type que celle diffusée sur Youtube par le meurtrier avec le nom d’une autre école, ce qui a crée une nouvelle fois la panique au sein de la population, allez comprendre un tel humour quand des dizaines de gens pleurent aujourd’hui la mort de leurs proches! 

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-33177721@7-37,0.html 

http://www.la-croix.com/afp.static/pages/071108100106.dnm4g22h.htm 

Même si des drames de ce genre restent rares en Finlande, les suicides ne le sont pas, la jeunesse est donc consciente qu’il existe des dysfonctionnements au sein du système scolaire même s’il est présenté à l’étranger comme un modèle de réussite. Dans le forum en question on mentionne les soucis majeurs de l’éducation, les maigres ressources financières, le manque d’aide psychologique pour prévoir de tels comportements et éviter qu’ils se produisent. On accuse les parents, les représentants de l’établissement scolaire, les proches qui n’ont pas su détecter à temps son appel à l’aide, sa détresse. On met en évidence le fait que le meurtrier ne souhaitait pas qu’on condamne la musique qu’il écoutait, ni les genres de films qu’il visionnait,…et qui pourtant contredit ses propos en ajoutant à son texte la liste de ses groupes et de ses films préférés. 

On parle d’un cas isolé, d’un type mal dans sa peau, globalement on se demande beaucoup si ce drame n’aurait pas pu être évité. La population prend conscience que la Finlande est comme tout autre pays, elle n’est pas à l’abri et qu’ici aussi il y a des détraqués, des gens qui vont mal et savent l’exprimer en actes.  J’ai été surprise des commentaires effrayants de certains visiteurs sur mon blog qui partagent l’idéologie nihiliste et extrémiste du tueur et d’apprendre consternée, qu’un groupe de soutien au meurtrier se soit développé sur Facebook mais qu’il en existe bien d’autres. Ces gens ont-ils des enfants, sont-ils vraiment conscients de ce qu’ils écrivent? Tiendront-ils les mêmes propos dans quelques années ou est-ce un phénomène typiquement ado anarchiste pour attirer l’attention, provoquer et pousser à l’incompréhension? J’ai lu que suite à l’événement de nombreux Finlandais avaient renoncé à leur permis d’arme à feu, par culpabilité peut-être, par geste de solidarité, en Finlande il est possible de se procurer une arme à feu à l’âge de 15 ans. 

Lorsque j’ai écris cet article, j’ai immédiatement pensé à ce qui s’était passé aux Etats-Unis (Virginia Tech, Colombine), à cause de l’influence américaine très présente ici, j’ai peut-être eu tort mais aussitôt les médias ainsi que les Finlandais eux mêmes se sont mis à présenter ce même argument et à se remettre en question. Il faut se rendre à l’évidence, la Finlande s’américanise dans l’alimentation, la musique, la langue, mais également dans l’idéologie et le comportement des gens…aujourd’hui je lis avec stupeur dans les médias que le tueur aurait entretenu un contact sur le site Myspace avec un jeune américain de 14 ans de Pennsylvanie qui lui aussi avait tout préparé pour le même type de crime mais a heureusement été arrêté avant de pouvoir passer à l’acte. 

http://www.iltalehti.fi/jokelantragedia/200711126840339_jt.shtml 

Sur ce même forum, on mentionne qu’au lieu de concentrer ses efforts sur le véritable problème de la loi trop souple des armes à feu, l’Etat (et les médias) s’intéressent davantage au respect des limitations de vitesse et a des problèmes moins existentiels qui contournent le malaise. Certains y mentionnent que ce n’était pas une surprise, le meurtrier réunissait tous les symptômes d’un jeune en pleine dépression, mal dans sa peau qui en veut au monde entier pour qu’un tel acte prenne forme : jeux de simulations violents, pratique du tir pendant son temps libre, visite de sites internet et participation à des forums agitateurs, sa fascination pour la culture goth, son esprit de contradiction, son idéologie révolutionnaire et son sentiment d’être supérieur, son comportement, ses propos, la possession d’une arme à feu… Si le tueur avait suivi un psychiatre avant le drame, aurait-il commis son acte malgré tout ? 

On y évoque sa petite amie virtuelle du Danemark qui soit disant ne lui aurait pas rendu son amour ce qui aurait pu être une des sources de ce drame.  

On évoque la pression de la société à figurer dans les normes, à se plier à ses règles, de la difficulté des jeunes à se faire entendre. On y ajoute l’importance que joue le rôle des parents dans l’éducation et le comportement des ados et qu’un manque de communication parent-enfant peut engendrer un malaise profond. On mentionne que le vrai problème de la société Finlandaise c’est de s’être cru à l’abri pendant trop longtemps, de refuser de croire qu’une chose pareille puisse arriver. On se demande pourquoi attendre qu’un drame pareil se produise avant de prendre des mesures de sécurité, de véritablement faire changer les choses. D’autres auraient souhaités que le meurtrier reste en vie pour qu’il ait l’opportunité de réfléchir à son acte et culpabiliser le reste de sa vie. D’autres font le triste constat que dans la tête d’une personne esseulée, il peut y avoir des tas de pensées négatives prêtes à exploser à tout moment.  Il va de soi que la population aurait probablement mieux « accepté » que le meurtrier mette fin à ses jours en silence pour honorer ses idéologies plutôt que de tuer avec lui de pauvres innocents (et ca c’est ma pensée personnelle). 

Comprendre quelles étaient véritablement ses motivations nous aidera peut-être à détecter de tels comportements instables chez les jeunes et éviter que le drame se reproduise mais le mal est fait et il nous est impossible de faire revenir les victimes.   

le massacre de Jokela à Tuusula

Mercredi 7 novembre 2007

le massacre de Jokela à Tuusula dans voyage 6096370-big 

Une vraie catastrophe! Je ne pouvais pas ne pas en parler, c’est arrivé aujourd’hui dans une école à Tuusula à une cinquantaine de kilomètres de Porvoo au Nord d’Helsinki. Quand l’influence américaine empoisonne la jeunesse Finlandaise, elle ne s’y prend pas à deux fois…

http://www.uusisuomi.fi/kotimaa/4012-jokelan-ampuja-18-vuotias-lukiolainen

au moins 8 morts et plusieurs blessés, c’est le triste résultat de ce tireur fou de 18 ans, élève de l’établissement scolaire en question. La veille, une vidéo troublante intitulée « Jokela High School Massacre » (Massacre au lycée Jokela) avait été mise en ligne sur Youtube…et environ 200.000 personnes l’avaient visionné! Le document a été retiré du site de partage et c’est une vraie tragédie dans un pays où de tels « incidents » sont trés rares. Le meurtrier s’est tiré une balle dans la tête après son acte mais n’est mort qu’au cours de la nuit à l’hôpital.

http://www.lejdd.fr/cmc//international/200745/finlande-massacre-au-college_70043.html

http://info.rsr.ch/fr/news/Fusillade_en_Finlande_au_moins_un_mort.html?siteSect=2010&sid=8395360&cKey=1194445882000

http://www.aamulehti.fi/teema/jokela/52685.shtml

 

Location_of_Tuusula_in_Finland dans voyage
Voilà ce que j’ai pu copier d’un forum sur son identité, où il utilisait un pseudo allemand.

Pekka-Eric_Auvinen___Jo kela_High_School_Massacre.zip Name: Pekka-Eric Auvinen Age: 18
Male from Finland.

I am a cynical existentialist, antihuman humanist, antisocial socialdarwinist, realistic idealist and godlike atheist.

SI VIS PACEM, PARA BELLUM! JUSTITIA SUUM CUIQUE DISTRIBUIT! SIC SEMPER TYRANNIS!

I am prepared to fight and die for my cause. I, as a natural selector, will eliminate all who I see unfit, disgraces of human race and failures of natural selection.

You might ask yourselves, why did I do this and what do I want. Well, most of you are too arrogant and closed-minded to understand… You will proprably say me that I am »insane », « crazy », « psychopath », « criminal » or crap like that. No, the truth is that I am just an animl, a human, an individual, a dissident.

I have had enough. I don’t want to be part of this fucked up society. Like some other wise people have said in the past, human race is not worth fighting for or saving… only worth killing. But… When my enemies will run and hide in fear when mentioning my name… When the gangsters of the corrupted governments have been shot in the streets… When the rule of idioracy and the democratic system has been replaced with justice… When intelligent people are finally free and rule the society instead of the idiocratic rule of majority… In that great day of deliverance, you will know what I want.

Long live the revolution… revolution against the system, which enslaves not only the majority of weak-minded masses but also the small minority of strong-minded and intelligent individuals! If we want to live in a different world, we must act. We must rise against the enslaving, corrupted and totalitarian regimes and overthrow the tyrants, gangsters and the rule of idiocracy. I can’t alone change much but hopefully my actions will inspire all the intelligent people of the world and start some sort of revolution against the current systems. The system discriminating naturality and justice, is my enemy. The people living in the world of delusion and supporting this system are my enemies.

I am ready to die for a cause I know is right, just and true… even if I would lose or the battle would be only remembered as evil… I will rather fight and die than live a long and unhappy life.

And remember that this is my war, my ideas and my plans. Don’t blame anyone else for my actions than myself. Don’t blame my parents or my friends. I told nobody about my plans and I always kept them inside my mind only. Don’t blame the movies I see, the music I hear, the games I play or the books I read. No, they had nothing to do with this. This is my war: one man war against humanity, governments and weak-minded masses of the world! No mercy for the scum of the earth! HUMANITY IS OVERRATED! It’s time to put NATURAL SELECTION & SURVIVAL OF THE FITTEST back on tracks!

Justice renders to everyone his due.
Country: Finland
Occupation: Unemployed Philosopher, Outcast
Companies: Human Race (evolved one step above though)
Interests and Hobbies: Existentialism, Freedom, Truth, Misantrophy, Social / Personality Psychology, Evolution Science, Political Incorrectness, Women, BDSM, Guns (I love you Catherine), Shooting, Computer Games, Sarcasm, Irony, Mass / Serial Killers, Macabre Art, Black Comedy, Absurdism
Movies and Shows: The Matrix, A View To A Kill, Falling Down, Natural Born Killers, Reservoir Dogs, Last Man Standing, Full Metal Jacket, Dr. Butcher MD (aka Zombie Holocaust), Saw 1-3, Lord Of War, The Deer Hunter, True Romance, The Untouchables, 28 Days Later, 28 Weeks Later, Idiocracy, They Live, Apocalypse Now, End Of Days, The Shining, The Dead Zone, Dr. Strangelove, House MD (TV), Monty Python, TV Documentaries Relating To History
Music: KMFDM, Rammstein, Eisbrecher, Nine Inch Nails, Grendel, Impaled Nazarene, Macabre, Deathstars, The Prodigy, Combichrist, Godsmack, Slayer, Children Of Bodom, Alice Cooper, Sturmgeist, Suicide Commando, Hatebreed, Suffocation, Terrorizer

Destination pikkujoulu

Mercredi 31 octobre 2007

Destination pikkujoulu dans voyage piparkakku

”Pikkujoulu” (prononcé « pikkou- jo-ou-lu »), pour certains ca sonne comme le joli p’tit nom d’un lutin du Père-Noël, pour d’autres comme l’incontournable préparation psychologique aux festivités de Noël. En Finlande à cette période de l’année, on s’apprête à célébrer le « petit Noël » (pikku = petit, Joulu= Noël). Avant de répondre présent à l’un de ces événements il vaut mieux savoir dans quoi on s’aventure.  Mon premier petit Noël en Finlande c’était en 1999, environ 1 mois après mon arrivée dans le pays, j’ai pas très bien compris à quel genre de fête j’étais conviée ni ce qu’on allait célébrer. Les gens que je côtoyais quotidiennement au travail n’avaient pas jugé nécessaire de m’expliquer cette tradition et c’est avec enthousiasme que je me suis rendue dans ce restaurant où j’ai fièrement commandé ce fameux *carpaccio (*voir l’article « ovo-lacto ranskalainen ») sans savoir ce que c’était!emoticone

Quelques éclaircissements nécessaires concernant ce rituel seront les bienvenus avant de participer à cet univers particulier où l’on peut parfois se sentir mal à l’aise. Les entreprises, les écoles, les clubs organisent des petits Noëls qui suivent une tradition depuis les années 1920. Dans un décor de glögi (vin chaud), de piparkakkut (pain d’épice) et de tontut (lutins) et de nourriture prépondérante, bien souvent on danse, on chante, on participe à des jeux (un peu comme ceux des mariages). Biensur chaque petit Noël est différent mais globalement on boit beaucoup, on a la permission de vomir, on rigole, on ne réfléchis pas toujours à ce qu’on dit, on va au sauna…ah oui et on boit encore jusqu’à ce que le taxi du retour soit gratos (= traduisez que quelqu’un d’un peu moins bourré vous porte sur son dos et vous ramène chez vous). 

Pour les Finlandais ca veut souvent dire alcool, bouffe, gueule-de-bois (surtout si la fête est organisée sur un des bateaux de croisière Silja, Viking, Tallink…) mais ca veut également dire on décompresse, on se détache de toutes ces règles qui nous ennuie, de toutes ces normes qui nous empoisonne l’existence la semaine et on oublie parfois les choses primordiales comme d’aller aux toilettes pour faire pipi! (ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres) qui a pu d’ailleurs inspirer les créateurs de la campagne publicitaire contre l’alcool « Känissä olet äälio » un genre de « tu t’es vu quand t’as bu ? » qui figurent sur le blog de Simon http://www.simon-suomi.com/index.php/2007/09/13/77-you-re-a-jerk-when-you-re-drunk

Le petit Noël c’est le défouloir, on peut dire presque tout ce qu’on veut à qui on veut on est presque sure que le lendemain ca sera oublié, l’alcool est la reine de la fête mais aussi la grosse excuse de la soirée ! 

L’objectif est trop souvent ne pas se souvenir de ses faits et gestes et montrer aux collègues que si au boulot on saoule tout le monde avec nos discours pompeux et nos histoires vaseuses, en dehors du travail, on sait s’amuser et se laisser aller. Le petit Noël permet souvent de cerner la véritable identité des gens mais comment regarder son collègue, voire même son patron, du même œil le lundi au boulot si on l’a vu danser la macarena sur la table du resto dans son plus simple ornement?. Certains sauront s’en accommoder sans commentaires, sans reproches ni jugements, certains en riront sans jamais douter de sa crédibilité ou de son sérieux et puis certains trouveront ce comportement légèrement déplacé preuve d’une certaine immaturité comme peut-être certains étrangers non-accoutumés. Cet événement est malheureusement aussi bien souvent le moment de l’année où on peut se rapprocher sous les effets de l’alcool du ou de la collègue de travail pour qui on a le béguin (et ce pour les marié(e)s comme pour les non marié(e)s !)…donc une période propice selon moi au brisage de ménage !

L’environnement du travail ici est très familial et lorsqu’on a grandi avec le code de hiérarchie et les douzaines de formules de politesse de la bureaucratie Française, chausser ses sandales au boulot, tutoyer son patron et partager le même sauna nu en buvant de la bière lors du petit Noël peut nous paraître à nous Français trop familier. Ici le respect n’est pas une affaire de hiérarchie, plutôt une histoire de crédibilité, d’autorité et de responsabilités. Peu importe dans quel état on se montre au petit Noël, peu importe ce qu’on y fait et avec qui, tant qu’on assure au travail ses fonctions consciencieusement et passionnément, on ne sera pas catalogué! 

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